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Il est frais mon Macron !

Au gouvernement c’est sauve qui peut. Comme sur le Titanic, on se marche dessus pour débarquer. Comment ce quinquennat va-t-il finir ?

Rajoutant encore à la pagaille, Macron s’en va, avec ses dents qui rayent le parquet de l’Elysée mais aussi Georges-Pau Langevin ministre des Outre-Mer, qui démissionne pour « raisons personnelles ». On comprend que le Parti socialiste ait renoncé (sous prétexte de « raisons de sécurité ») à l’U d’été de la Belle Alliance populaire (la bien nommée, sur une idée de Cambadélis). Entre les incapables, les staliniens, les déserteurs et les félons qui se haïssent tous, qui y aurait-on montré ?

Emmanuel Macron a profité de la fenêtre de tir juste après le week-end où Sarkozy, Juppé et Fillon se sont déchirés, pour annoncer sa décision. La « com », un dieu qu’il vénère (photos de Brigitte en maillot, confidences de Brigitte, photos d’Emmanuel sur un char au Puy du Fou…) a joué un grand rôle dans le timing de cette décision. Car c’est aux électeurs de droite qu’il parle. On pourrait penser qu’il s’en va un peu tard pour ne pas être associé à ce quinquennat calamiteux mais celui qui voulait en finir avec les 35 heures, justifie son départ par de nécessaires « transformations en profondeur de notre système politique, économique, social, qui demeure trop largement bloqué ». Lui qui dit n’être pas socialiste, va-t-il briguer la présidence en tant que représentant du Parti socialiste ? « Je suis de gauche », a-t-il déclaré au 20 heures de TF1. « Seulement, j’ai éprouvé sur le terrain que mes convictions étaient plus distantes d’une gauche devenue conservatrice que d’une droite qui croit en l’Europe, au changement, au progressisme ».

Macron, c’est la nouvelle coqueluche du système pour 2017. Une bonne popularité savamment entretenue par les médias mais aussi le candidat de la finance avec des réseaux tissés lorsqu’il était banquier d’affaires, puis à l’Elysée et à Bercy. Il est allé lever des fonds à la City « à l’invitation d’un cadre de Goldman Sachs » et parmi ses mentors on trouve Alain Minc, Jacques Attali et une grosse partie des intellectuels de Terra Nova. Il séduit les partisans de l’Union européenne ultralibérale et multiculturelle, l’islamisation de la France ne le préoccupe pas deux secondes, il est partisan de l’autorisation du voile à l’université et proclame que « si vous vous appelez Youssef ou Ibrahim dans notre pays, c’est beaucoup plus dur ».

Il ne faut pas négliger non plus le paramètre personnel pas totalement banal qui est le sien. Son couple est un couple dur, un couple de combattants qui a dû affronter toute la bourgeoisie d’Amiens et l’énorme scandale quand Brigitte Trogneux, 38 ans, mariée et mère de trois enfants s’est mise en couple avec son élève de première de 17 ans. Il faut bien les fêtes Johanniques et le Puy du Fou (et bientôt le sacre à Reims ?) pour faire passer cela auprès d’un électorat conservateur à qui il ne craint pas de faire du pied. Tout ça, toutes « sensibilités » si riches, si importantes, vite envolées, pour se retrouver tous au final sous la même bannière au second tour : contre Marine Le Pen.

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Commentaires

2 commentaires

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GOMEZ - 31 août 2016

cette charmante dame n'a pas 19 ans de plus qu' E.MACRON mais bien plus car elle est née le 13 avril 1953 elle a donc 63 ans alors qu'il en a 38 d'ou une différence de 25 ans ;)

monique perrier - 2 septembre 2016

c'est dans les vieux pot que l'on fait la bonne soupe

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