Le pédophile de Montebourg

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Une fois de plus ce sont les réseaux sociaux de droite, sites et comptes twitter (comme celui de l’eurodéputé FN, Dominique Bilde) qui ont permis de faire sortir l’info alors que les médias officiels la dissimulaient soigneusement : Christophe Bejach, 52 ans, l’un des fondateurs et ancien vice-président de Terra Nova, ancien conseiller d’Arnaud Montebourg à Bercy, vient de tomber à Londres, pour des faits graves de pédophilie.

Les faits reprochés à ce strauss-kahnien « historique », fondateur de la boîte à idées du Parti socialiste, sont accablants : tentative d’abus sexuels sur mineurs et détention de dizaines d’images pédopornographiques.

Au mois de juillet 2016, Christophe Bejach est repéré par la police londonienne. Sur Amazon, il commande de la lingerie fine afin d’organiser une séance de photos érotiques avec trois petites filles âgées de 8, 10 et 12 ans. Il tente alors de convaincre « Sadie » leur « mère », d’organiser cette séance dans un hôtel. Mais derrière « Sadie » se cache un officier de police de la cyber-criminalité, qui va le coincer. Dans ses discussions avec « Sadie », Christophe Bejach explique notamment qu’il aime les filles de « deux fois cinq ans ». Lorsqu’il fixe le rendez-vous à l’hôtel, la police l’arrête et sa maison est perquisitionnée. Les policiers trouvent dans son ordinateur une soixantaine de photos à caractère pédopornographique, certaines de catégorie A, mettant en scène la pénétration d’enfants.

Jugé à la mi-décembre, Christophe Bejach a reconnu les faits. Interrogé par le tribunal pour savoir « s’il avait eu quelques intentions d’avoir des rapports sexuels avec les filles avant le rendez-vous de l’hôtel Cumberland », Bejach a répondu « avant d’avoir eu ces pensées : oui ». Il échappe néanmoins à la prison (pas un seul jour) et a été condamné à 100 jours de traitement médical, 20 jours de travaux d’intérêt général et plus de 100 000 euros d’amende. Il figure désormais sur le fichier des criminels sexuels et son passeport a été confisqué par les autorités britanniques.

Chez Montebourg en pleine campagne, on tombe des nues et on joue les grands étonnés, personne vous pensez bien, ne se doutait des tendances de cet ancien « Bercy boy » tout dévoué à la cause de l’ancien ministre pendant deux ans. Ne pouvant décidément se résoudre à éclabousser si ignoblement leur famille d’idées à terre à quelques jours des primaires, aucun des médias officiels, pas une radio, pas une chaîne d’infos, pas un journal n’en a dit un seul mot, avant que l’affaire ne soit dévoilée par l’excellent F. de Souche.

Caroline Parmentier

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