A l’ombre de mon clocher

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Taubira et Sarkozy champions 2016 de l’insécurité

Pour une fois côte à côte et main dans la main… Ce n’est pas banal de retrouver ainsi Christiane Taubira et Nicolas Sarkozy ensemble, comme unis par le même destin funeste. C’est pourtant l’exacte réalité puisque la Guyane et Mayotte font partie, pour 2016, des dix départements français les plus criminogènes au même titre d’ailleurs que la Réunion, la Guadeloupe ou la Martinique.

L’outre-mer criminogène

Ce mariage de la carpe et du lapin peut sembler surprenant, sauf à se rappeler que nous devons à l’insupportable Sarkozy d’avoir fait de l’île de Mayotte un département français et que Christiane Taubira revendique haut et fort ses liens charnels avec la Guyane. Convoitée comme Mayotte par des hordes de clandestins qui viennent chercher dans ces territoires lointains de la République tous les avantages possibles et imaginables, et surtout celui de venir pondre une progéniture qui fait, par exemple, de l’hôpital mahorais de Mamoudzou la première maternité de France, et qui remplit également les cliniques guyanaises. Mais surtout, ces futurs Français de papier, sachant très bien qu’ils ne seront quasiment jamais poursuivis et encore moins sanctionnés pour leurs actes délictueux, se livrent à toutes les violences possibles, souvent même pour des motifs bassement racistes, instrumentalisés qu’ils sont par des associations qui ne rêvent que revanche sur le « z’oreille » honni.

Taisez ces violences que je ne saurais voir

Mais revenons-en à ces maudits chiffres de la délinquance dans notre pays qui collent à la peau des responsables politiques et que Manuel Valls, par exemple, mais aussi Brice Hortefeux, tous deux pourtant aux manettes du ministère de l’Intérieur en leur temps, ont refusé de commenter. Comme si, à moins de quatre mois de la présidentielle, il s’agissait d’un sujet explosif. Comme si, surtout, ils se refusaient à établir un lien entre immigration et insécurité, entre radicalisation et délinquance. Par peur et par lâcheté…

Il suffit pourtant de regarder attentivement la carte de répartition géographique des crimes et délits commis en 2016 pour s’apercevoir que les départements les plus dangereux de notre pays sont, comme par hasard, la Seine-Saint-Denis – territoire de départ des émeutes du ramadan 2005 –, les Bouches-du-Rhône qui détiennent le record des morts par armes à feu en 2016 ou la Haute-Garonne, terre d’élection de Mohamed Merah et foyer d’islamisation redouté par les spécialistes. Cambriolages, vols avec violences, violences physiques et sexuelles – un viol toutes les heures en France (voir Présent de mercredi) – sont également l’apanage des Alpes-Maritimes, mais silence radio du petit roquet Ciotti (qui vise le ministère de l’Intérieur en cas d’élection de François Fillon) et du motodidacte de Nice (empêtré quant à lui dans les suites de l’attentat du 14 juillet), qui ont du mal tous les deux à se frayer un chemin entre leur démagogie à l’égard des musulmans et leur prétendue sévérité à l’égard des clandestins ou des gangs balkaniques qui écument la Côte.

Quant à la délinquance qui sévit à Paris – trafics de stupéfiants, agressions violentes contre les touristes détroussés au coin de la rue ou attaques de joailleries et autres commerces de luxe –, on ne peut que constater le silence pesant d’Hidalgo, tout occupée qu’elle est à fourguer sa ville pour les JO…

Bref, tout ce petit monde joue les autruches en attendant la catastrophe. Une catastrophe que pressentent, bien sûr, les policiers, aux avant-postes depuis des décennies et à qui les désastreuses années Taubira ont laissé un goût amer. Encore que Sarkozy n’ait pas laissé, lui non plus, un très bon souvenir avec la suppression de la police de proximité dès son arrivée au pouvoir.

Les méfaits des mafias

Hasard du calendrier ou coïncidence troublante, la publication des chiffres 2016 de la délinquance s’est doublée de celle du bilan des saisies d’avoirs criminels effectuées par les services répressifs du ministère de l’Intérieur pour les onze premiers mois 2016. Espèces sonnantes et trébuchantes, biens immobiliers, voitures, cocaïne bien blanche, rien ne manque dans cette longue liste qui représente la modeste somme de près de 472 millions d’euros. Soit une hausse de près de 4 % par rapport à l’année précédente. Créée en 2011 pour traquer la criminalité organisée et l’argent sale, l’Agence de gestion et de recouvrement des avoirs criminels saisis et confisqués (Agrasc) réalise ses opérations en liaison avec des enquêteurs de la gendarmerie spécialement formés à ces tâches. La moisson est certes bonne et les malfrats de tout poil doivent désormais compter avec ce nouvel organisme qui sait que la criminalité organisée dispose de relais dans l’ensemble des cités de non-droit interdites d’accès aux forces de l’ordre quand ce n’est pas à leurs propres habitants.

Ces criminels de haute volée agissent également avec la complicité de tous les réseaux balkaniques, sud-américains ou orientaux souvent très structurés. Et tout cela, bien sûr, avec l’expansion galopante de la « sécession culturelle de l’islam », comme le déplorait récemment Elizabeth Lévy et de l’islamo-business étudié par Jean-Paul Gourévitch. Autant dire que nous ne sommes pas au bout de nos peines.

Photo de Une
L’insécurité ? Davantage qu’un sentiment.
Sami Sarkis-Getty-images

Francoise Monestier

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