Les centres-villes se désertifient

A l’exception des grandes métropoles huppées comme Paris, Lille ou Bordeaux, les centres des villes se dépeuplent. Dans les grandes villes, c’est le prix des loyers ou du mètre carré, le manque d’espaces verts, la pollution, la chasse aux voitures, l’insécurité, le bruit et le coût des taxes foncières et autres qui font fuir les […]

Francis Bergeron

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4 commentaires sur “Les centres-villes se désertifient

  1. Même à Versailles où la rue de la Paroisse a perdu un traiteur, deux bouchers, deux libraires et se peuple de marchands de fripes (qui changent tous les 2 ou 3 ans) tandis que des boutiques restent vides.

  2. Un avis sur ce problème venant d’un ami:
    Cet article reprend des arguments déjà anciens sur la dure vie du petit commerçant écrasé par le loyer inique d’un propriétaire assoiffé d’argent. Ce constat et les questions qu’il pose trouve peut-être une réponse dans ce qui est une exception française (une de plus!), Réponse et cause que par devoir citoyen, les spécialistes de la désertification commerciale se doivent de passer sous silence. Cette cause partielle est la loi de 1953 qui régit les baux commerciaux. A l’instar de ce qui a été la loi de 1948 pour les habitations, cette loi a rendu et rend l’investissement commercial extrêmement complexe et hasardeux si le propriétaire ne fait pas appel à des avocats spécialisés (j’écris ceci en connaissance de cause). Le commerçant qui vit au dessus de sa boutique bénéficie à la fois des revenus de son entreprise et d’un logement pour un loyer global devenu depuis des décennies dérisoire parce que bloqué par un indice électoralement truqué. A ce sujet, je me souviens de boulangère qui se lamentait d’une augmentation symbolique auprès de sa clientèle en faisant courir le bruit d’une fermeture prochaine du magasin.

    Pour couronner ce qui est devenu une spoliation, le commerçant peut librement vendre un fonds qui ne lui appartient pas (toujours l’exception française). Pourtant et dans le reste du monde, le bon commerçant doit sa réussite non aux murs qui abritent son activité, mais à son seul talent.

    Voilà ce qu’il faut connaître sans toutefois espérer que cette anomalie soit corrigée par nos élus. La désertification des villes et des villages en matière de petits commerces est liée pour une partie à une transformation des locaux commerciaux en locaux professionnels ou même d’habitation parce que plus rentables pour le propriétaire après et seulement après que le commerçant soit mort ou ait cessé son activité sans repreneur. C’est cette dernière raison qui explique la lenteur et l’inexorabilité du processus.

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