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Naomie est morte de notre système de santé sursaturé

A force d’accueillir et de soigner gratuitement toute la terre au nom d’un droit de l’hommisme criminel, on accueille et on soigne de plus en plus mal.

La mort de Naomie Musenga est choquante et révoltante. Mais compte tenu de l’état de notre système de santé, de la pénurie de médecins et de l’engorgement des services d’urgence dans notre pays, notamment saturés par une immigration massive, il est presque étonnant que cela n’arrive pas plus souvent.

Oui, l’opératrice a commis une lourde faute dont les conséquences ont été dramatiques. Non, l’affaire Naomie n’est pas une affaire raciste. Je connais une infirmière aux urgences à qui les médecins demandent systématiquement de « faire le tri » des malades en salle d’attente sursaturée. De façon à ne garder que les véritables urgences. Ceux dont les enfants ont mal aux oreilles, ceux qui toussent depuis quinze jours, tous ceux qui relèvent du bobologue plus que de l’urgentiste de garde sont invités à dégager, direction le généraliste. Tout simplement parce que les gens ont pris l’habitude de se rendre aux urgences comme à une simple consultation parce que c’est gratuit et sans rendez-vous. C’est de cette gabegie intolérable que Naomie est morte.

Un « supermarché de la santé »

Procéder à ce tri au jugé, est à haut risque pour les malades et pour l’infirmière en question. C’est aussi ce qui est arrivé à cette opératrice du Samu. Comme témoigne l’une d’elle sur le site de nos confrères de Riposte Laïque : « cela aurait pu m’arriver à moi ; notre quotidien c’est 300 à 400 appels par jour. Nous n’avons aucune formation médicale, mais nous avons des instructions (…) Instructions des médecins ou des établissements, pas plus d’une minute par appel. Notre quotidien ce sont des patients majoritairement étrangers, puisqu’on leur a vendu la France comme un supermarché de la santé. Certains ne viennent que pour se faire soigner, ça ne coûte rien, ils ont l’AME. La plupart ne font même pas l’effort de parler français (de toutes façons, la majorité des médecins sont eux aussi d’origine étrangère). Ils ne connaissent pas leur date de naissance, parfois même pas leur nom et, quand ils le connaissent, ils ne savent pas l’épeler. Je ne parle même pas de leur adresse (…) » Naomi a dit : « je vais mourir », et malheureusement, elle avait raison. Lorsqu’on entend l’enregistrement, on se dit « mais comment peut-on rester insensible à cet appel au secours ? Savez-vous combien de fois par jour j’entends cette petite phrase ? Elles ont toutes ce ton larmoyant et souffrant, cette petite voix faible et chevrotante pour nous attendrir, qu’il s’agisse d’une migraine, d’un ongle incarné, d’une grippe, d’une crise de coliques néphrétiques ou d’un nez qui coule, on les croirait toujours à l’agonie. Le fameux “je vais mourir”, c’est l’ultime coup de semonce. Au début, on le prend au sérieux, on appelle les médecins, les responsables, on remue ciel et terre, on se fait engueuler par les médecins “qui n’ont pas que ça à faire”, par notre employeur qui perd de l’argent puisqu’on perd notre temps, et, en définitive, par les patients puisque nous sommes sans cœur et racistes. »

Effarant témoignage. Comme me l’avait un jour formellement conseillé un médecin pour mes enfants en bas âge : « S’il y a une véritable urgence, ce sont les pompiers qu’il faut appeler. »

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