Italie : le politiquement correct frappé de plein fouet.

Jamais depuis un demi-siècle un pays européen n’a aussi radicalement tourné le dos au politiquement correct et à la pensée unique. En particulier dans le domaine sociétal. Matteo Salvini et son équipe ont entrepris une révolution radicale, remplissant d’effroi les adeptes du prêt à penser, qui n’imaginaient pas que de tels retours en arrière pouvaient être possibles.

Trois coups de semonce très forts, très courageux, trois décisions significatives, donnent l’orientation générale de ce gouvernement. Ils constituent aussi un formidable encouragement à tous ceux qui, depuis des années, se battent contre « les globalistes et leurs esclaves », pour parler comme les Italiens.

Le ton avait été donné dès le 18 mai. Ce jour-là, la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles, à peine arrivés au pouvoir, avaient rendu public un « code d’éthique » prévoyant que les francs-maçons ne pourraient pas intégrer le nouveau gouvernement italien. « Ne peuvent pas entrer dans le gouvernement des personnes condamnées au pénal, ou qui sont sous procès pour de graves crimes, ou qui appartiennent à la franc-maçonnerie. »

La nouvelle était tellement sidérante, et décidée tellement tôt dans le processus de prise en charge du pays, qu’elle n’a pas fait la « une » de la presse française et internationale, qu’elle n’a pas suscité une mise au ban de l’Europe. Une telle règle, en France, entraînerait la démission de la moitié au moins du gouvernement !

Ce vendredi 10 août, Matteo Salvini a fait une autre annonce, tout aussi plaisante à entendre : les formulaires pour l’obtention de la carte d’identité ne porteront plus les mentions « parent 1 » et « parent 2 », destinées à banaliser le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par ces couples. Les mentions « père » et « mère » seront rétablies, sans autre forme de procès.

Ce qui est agréable, avec Matteo Salvini, c’est qu’il ne tourne pas autour du pot. « Le roi est nu, qu’il aille se rhabiller ! », lance-t-il en quelque sorte à la classe politique.

Ecoutez Salvini : « On m’a dit que sur le site du ministère de l’Intérieur, le formulaire pour demander une carte d’identité électronique comportait les mentions “parent 1” et “parent 2”. J’ai immédiatement demandé au ministère de faire changer le site afin de restaurer la définition de père et de mère. » Fermez le ban !

« Le racisme, arme idéologique des globalistes »

Et voilà déjà qu’un troisième marqueur du politiquement correct est à son tour menacé : Lorenzo Fontana, le ministre de la Famille, vient en effet d’annoncer son intention de supprimer la loi Mancino de 1993. Cette loi est à peu près la transcription, à la sauce italienne, des lois mémorielles françaises, perfectionnées au fil du temps, notamment grâce au député communiste Jean-Claude Gayssot, qui en a fait une véritable arme antinationale et liberticide. C’est presque à l’unanimité, droite et gauche confondues, que les députés français avaient voté cette loi communiste.

Voici comment Fontana explique sa position au regard de la loi italienne symétrique : « Un peuple qui ne cède pas à la pensée unique et qui est conscient et fier de sa propre identité et de sa propre histoire fait peur aux globalistes. Il faut abroger la loi Mancino qui, ces dernières années, est devenue une des règles étranges utilisées par les globalistes pour envelopper d’un manteau d’antifascisme leur racisme anti-italien. »

On boit du petit lait !

Francis Bergeron

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.