Narco-banditisme : Marseille s’enfonce, Macron s’en fout

« Une exécution vendredi, deux policiers blessés par balles samedi, une exécution dimanche : à Marseille, le nouveau monde ressemble à l’ancien mais en pire. » En quelques mots, le sénateur-maire RN Stéphane Ravier résume le week-end à Marseille, la ville de France qui détient le sinistre record du nombre de tués par balles.

Dans la nuit de samedi à dimanche, deux policiers (qui n’étaient ni en service ni armés) ont été visés par des tirs d’armes à feu dans le quartier de la Joliette (IIe arrondissement) à Marseille. Les deux policiers, deux frères dont l’un exerce à Paris et l’autre à Marseille avaient tenté de mettre fin à une rixe à la sortie d’une boîte de nuit. « L’un des deux policiers a sorti sa carte pour tenter de calmer le jeu. Un individu a alors sorti une arme et a tiré », a précisé le procureur de la République. L’agresseur a tiré à trois reprises, blessant grièvement au thorax l’un des policiers hors service, et atteignant le second à la cuisse.

Un quadragénaire a été tué dans un énième règlement de comptes, dimanche, vers 22 heures, dans les quartiers Nord de Marseille. L’homme se trouvait au volant de sa voiture, sur un boulevard du XVe arrondissement, lorsque d’un second véhicule on a fait feu, l’atteignant mortellement. Une vingtaine d’étuis d’arme de type Kalachnikov ont été retrouvés par les enquêteurs… Lundi dernier, un homme d’une trentaine d’années avait été abattu à l’arme automatique près de l’hôpital de Martigues et vendredi soir, un homme de 29 ans a été criblé de balles par un commando à l’Estaque, dans les quartiers nord, alors qu’il fumait une chicha.

« L’insécurité qui règne à Marseille, conséquence à la fois de l’immigration massive, du laxisme judiciaire et de l’absence d’effectifs de police, est tout autant généralisée que banalisée. Les meurtres sont désormais classés dans la rubrique des faits divers », commente Stéphane Ravier. Selon le syndicat Alliance, « le narco-banditisme est devenu la première cause de la voyoucratie, le trafic de drogue est tellement générateur d’argent que la violence qu’il génère est exponentielle ». Les policiers agissent mais assurent que, dès qu’un réseau de trafiquants est démantelé, un autre prend aussitôt la place.

Dans la grande interview « Marseille remplacée » qu’il avait donnée à Présent il y a quelques mois, Stéphane Ravier rappelait que la sécurité reste une prérogative du maire de Marseille Jean-Claude Gaudin et de son adjointe, Mme Pozmentier, « qui nous déteste, c’est peu de le dire et qui n’envoie que très peu de police municipale dans mon secteur sinon pour verbaliser des automobilistes qui ont roulé 5 km/h au-dessus de la limite autorisée alors qu’à 500 m, se tiennent à ciel ouvert des trafics en tous genres. (…) Le maire de Marseille ignore complètement le phénomène, il n’en parle jamais. Il estime que c’est à l’Etat d’intervenir et il s’en lave les mains ».

Emmanuel Macron est bien venu à Marseille. Faire un show avec Mélenchon et consolider auprès d’Angela Merkel son « arc progressiste » face aux nationalistes antimigrants pour les européennes.

Caroline Parmentier

Un commentaire sur “Narco-banditisme : Marseille s’enfonce, Macron s’en fout

  1. La danse de cigale de Mélenchon du 24 août dans les rues de Marseille en dit long sur son état d’esprit.
    La partition évoquée par Hollande est manifeste.
    Marseille comme un beau miroir se casse en morceaux
    Et l’on sait ce que dit le proverbe.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.