Québec : le communautarisme islamique n’a pas gagné

De notre correspondant au Québec.

Comme à pareille date l’an dernier, la fin janvier fut marquée au Québec par les commémorations entourant l’anniversaire de la tuerie de la mosquée de Québec, dans laquelle, le 29 janvier 2017, six musulmans avaient perdu la vie.

Nonobstant le fait que le procès ait révélé qu’après avoir envisagé de faire sa tuerie dans un centre commercial ou dans une université, le tireur fou Alexandre Bissonnette avait choisi une mosquée pour éviter de tuer des femmes ou des enfants, les commémorations servent à culpabiliser les Québécois pour leur soi-disant islamophobie. Récupéré par les apôtres du vivre ensemble, ce triste événement est devenu une séance d’autoflagellation durant laquelle les Québécois doivent s’excuser de ne point être assez accueillants.

On profita de ce contexte pour demander au gouvernement de la Coalition avenir Québec d’instaurer une journée officielle contre l’islamophobie. Si la vice-première ministre Geneviève Guilbault indiqua être favorable à l’ajout d’une telle journée au calendrier déjà bien fourni de journées thématiques officielles, le premier ministre François Legault mit rapidement son veto. Selon lui, le Québec n’étant point islamophobe, nul besoin de faire figurer une telle journée dans le calendrier.

Cette sortie fut accueillie de façon positive sur les réseaux sociaux, malgré l’indignation des organismes musulmans, les Québécois voyant enfin un politicien refuser de céder à toutes les demandes communautaristes. A moins que le Legault ne finisse par plier, ce qui serait un mauvais signal, le Québec n’aura donc pas sa journée de lutte à l’islamophobie.

Remi Tremblay

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