Vers la criminalisation de l’enseignement de l’Église ?

Nations Unies

Nous, chrétiens, et en particulier catholiques, allons-nous bientôt devoir emprunter à nouveau le chemin de nos frères des premiers siècles et nous réfugier dans les catacombes pour échapper aux persécutions des idolâtres et autres « Néron » de notre sinistre époque ? C’est là une question que nous sommes sérieusement en droit de nous poser, après l’avertissement récemment lancé par l’organisation pro-vie C-FAM, dénonçant la volonté de l’ONU de criminaliser indirectement les enseignements de l’Eglise.

La pression des lobbies LGBT

A l’origine de cette dérive pour le moins inquiétante, des négociations en cours entre les Etats membres des Nations Unies visant à l’élaboration d’un nouveau traité juridiquement contraignant sur les « crimes contre l’humanité ». Des crimes, comme le rappelle justement le Center for Family and Human Rights (ou C-FAM), organisation pro-vie et pro-famille présente à l’ONU, « généralement considérés comme des crimes qui blessent toute l’humanité, comme le génocide des Juifs (…) pendant la Seconde Guerre mondiale ».

Or, souligne le conservateur Austin Ruse, courageux défenseur de la Vie et énergique président du C-FAM, ce nouveau traité, sous la pression des lobbies de gauche, et notamment LGBT, pourrait bien prendre en compte dans sa définition du « crime contre l’humanité » de nouveaux éléments tels que l’« orientation sexuelle et l’identité du genre » ou encore la « grossesse forcée ».

L’avortement, un crime contre Dieu

Ainsi, explique Austin Ruse, cité par le Salon Beige, « nous ne pouvons soutenir l’idée selon laquelle s’opposer à “l’orientation sexuelle et à l’identité de genre” serait un nouveau “crime contre l’humanité” ». Car « cela incriminerait l’enseignement de l’Eglise ».

Par ailleurs, rappelant s’être vivement opposé, lors de la création de la Cour pénale internationale, à la définition que la gauche voulait donner de la « grossesse forcée » (« volonté d’empêcher une femme à avoir recours à l’avortement »), le président du C-FAM a mis en garde contre le retour à la charge des lobbies gauchistes.

En effet, a-t-il expliqué, « en travaillant avec les Etats membres (…) il y a vingt ans, nous l’avions fait définir comme le viol répété d’une femme ayant pour objectif de modifier le profil démographique d’un pays, autrement dit, retenir une femme prisonnière jusqu’à l’accouchement ». Or, a-t-il ajouté, « la gauche revient à la charge et veut inclure la “grossesse forcée” dans le nouveau traité mais sans définition, de manière qu’elle puisse la définir plus tard contre les enfants à naître ».

Une manœuvre d’autant plus ignoble et scandaleuse quand on pense que l’avortement fait chaque année plus de 220 000 petites victimes innocentes rien qu’en France, et qu’il aurait dû de ce fait, depuis longtemps déjà, être formellement interdit et défini comme un authentique « crime contre l’humanité » et surtout contre Dieu.

Franck Deletraz

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