Saint Salvy, évêque d’Albi (584)

Originaire d’Albi, Salvy vécut assez longtemps dans le monde avant d’entrer dans le monastère situé aux portes de la ville. Vertueux depuis son enfance, il se soumit aussitôt aux règles des anciens. Lorsque l’abbé mourut, il fut élu à sa place. Grégoire de Tours le connut et écrivit sa vie. Salvy ne céda pas à l’habitude de ses contemporains ; il resta dans son monastère, vivant une réclusion à peu près totale. Saisi d’une fièvre à la suite de ses mortifications, il dut rester couché. Et voici que subitement une grande lumière remplit sa cellule alors que son corps était inerte. Ses frères le croyant mort sortirent son corps, le lavèrent, le revêtirent de vêtements et le placèrent sur un brancard. Après une nuit de psalmodie, tandis que les funérailles commençaient, le corps commença à remuer et Salvy, comme sortant d’un profond sommeil, ouvrit les yeux, éleva les mains et dit : « O Seigneur miséricordieux, que m’as-tu fait ? Tu m’as permis de revenir dans ce lieu ténébreux, alors que ta miséricorde dans le ciel est pour moi bien meilleure que la vie très mauvaise de ce monde. » •

Abbé V.B.

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