La consécration nationale pour Bilal Hassani

« Il » a représenté la France lors de l’Eurovision 2019 et s’est gaufré au palmarès, en arrivant seizième parmi vingt-six participants. « Il », c’est Bilal Hassani, franco-marocain et homo-queer, les principales qualités de cet « artiste » qui a « beaucoup souffert de harcèlements ». Qu’elle est décidément formidable, notre époque du « vivre ensemble » ! Entre les femmes harcelées par des Weinstein ou des Ramadan, celles assassinées par leur conjoint sans identité, les Français estourbis par des zinzins-qui-n’ont-rien-à-voir-avec l’Islam et les LGBT discriminé-e-s, on a décidément une sacrée veine de pouvoir évoluer dans ce meilleur des mondes, en compagnie de tant de gens si sympathiques.
Mais revenons-en à Bilal. Viré par un public assez peu « open » à sa prestation, en mai dernier, Bilal Hassani fait sa rentrée par la grâce d’un bouquin scolaire… d’Histoire. Bah oui, il faut bien que l’éducation « nationale » puisse prolonger les leçons de morale républicaine déversées à jet continu par les médias. Mais attention,  ne vous méprenez pas : Bilal ne remplace pas (encore) Napoléon. Il a certes sa photo, visage maquillé avec perruque en bonus, dans le manuel de Première, mais c’est seulement pour illustrer  un chapitre intitulé : « Le cyberharcèlement , un nouvel enjeu sociétal« . Qu’aurait pensé le souverain du Grand Empire de ce « nouvel enjeu sociétal » ? Lui qui créa les lycées, en 1802…

Arnaud Robert

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