Octobre noir : la colère cerne la macronie

Une semaine noire sans précédent se prépare

La semaine noire qui s’annonce est un événement totalement inédit. La convergence des mécontentements va se manifester dans la rue, pendant plusieurs jours. Il y a là comme la conclusion d’une pratique gouvernementale détestable, et une réponse au « en même temps » d’un système à bout de souffle après deux ans et demi à peine aux manettes.

Le 2 octobre, les policiers battront le pavé. C’est une manifestation à l’initiative d’une vingtaine d’organisations syndicales. Cette « marche nationale de la colère » est très inquiétante pour le pouvoir macronien : elle confirme le fossé qui s’est creusé entre la police et son ministre de tutelle, le malaise qui règne au sein de ce corps, constamment montré du doigt, mobilisé pour des actions répressives qui vont souvent à l’encontre de ce que pensent profondément les policiers.

Depuis quelques jours, les mouvements sociaux annoncés à partir du 5 octobre prennent de l’ampleur. Les syndicats de la SNCF et de la RATP annoncent une entrée dans la grève illimitée à cette date, pour protéger leurs avantages acquis. En principe, face à ce genre de revendication, la droite se range du côté du pouvoir, par réflexe de bon sens, et par détestation du désordre. Le samedi 5 octobre, les Français de droite pourraient toutefois se sentir parfaitement neutres dans cette confrontation, considérant que les manifestations syndicales vont sanctionner d’abord une méthode, en l’occurrence la méthode Delevoye. La réforme des retraites, qui a valu à Delevoye une promotion ministérielle, se révèle une réforme parfaitement socialiste, consistant à prendre dans la caisse des systèmes bien gérés (par exemple, les professions libérales) pour renflouer les régimes en perdition. Quant aux professions privilégiées, il n’en est pas moins utopique de croire que l’on peut rejouer la nuit du 4 Août, abolir ces privilèges, d’un simple coup de baguette magique. Il faut du temps, il faut un pouvoir fort et cohérent, bénéficiant d’un large soutien populaire, susceptible de faire pression par sa capacité de conviction. Et il faut par-dessus tout de la subtilité. Nous sommes loin du compte.

Une profonde évolution du corps social

D’autres professions, comme les infirmiers et tous les oubliés de la France des 35 heures et des quatre jeudis vont profiter de ce jour de colère sociale pour se faire entendre. Et les Gilets jaunes ? L’acte XLVII de mobilisation pourrait être extrêmement spectaculaire, dans ce contexte.

Le dimanche 6 octobre, nous aurons la grande manifestation de révolte de ceux qui ne se résignent pas à la marchandisation des corps, à l’évolution vers l’eugénisme (voir l’article de Franck Delétraz ci-dessous). Il s’agit d’une révolte spirituelle, familiale, sans doute moins violente dans la forme, mais c’est certainement la plus profonde de toutes ces révoltes, car elle touche au plus intime de chacun d’entre nous. Elle sanctionne une profonde évolution du corps social. Les communautés chrétiennes, notamment, se sentent devenir étrangères dans leur propre pays, et elles résistent difficilement à la tentation d’un « repli identitaire », pour préserver leurs fondamentaux. Si la mode, dans les mots, est à l’intégration (des étrangers, des « réfugiés », etc.), nous assistons en fait à une désintégration de la société, dont les manifestations de début octobre ne constituent sans doute que des signes avant-coureurs. •

Francis Bergeron

7 commentaires sur “Octobre noir : la colère cerne la macronie

  1. Triste France! On marchandise l’enfant, le corps d e la femme. Des médecins, pédiatres, psychologues ont dit officiellement qu’on va traumatiser les enfants en leur enlevant leur père, leur racine. Les enfants ont besoin d’un père, d’une mère, d e connaître leur racine. L’avortement est un meurtre comme a l’a démontré le professeur Lejeune. De plus, avec l’avortement, on risque d e passer à côtés d’éventuels futurs génies, comme Beethoven qui était sourd, d’enlever à la vie à de s gens qui auraient été heureux de vivre, comme l’écrivain Denise Legrix, née sans bras, sans jambes, qui était heureuse de vivre. de plus, avec l’avortement, la population française vieillit, a un e moyenne d’âge de plus de 40 ans et la fécondité des femmes françaises est passé de la 1re place européenne, à la 3e place européenne, est dépassée par la fécondité des femmes irlandaises, turques et la France serait envahie par l’Islam car les femmes arabes et noires font plus d’enfants que les femmes blanches. L’euthanasie est un meurtre. De plus, aucune loi n’empêche d’un héritier trop pressé de faire euthanasier son père, sa mère, son parrain, sa marraine

  2. ” Un système à nout de souffle ou très au point ” ?
    En tout cas pas à bout de fusils de balles dites de défense pour éborgner des mécontents.

  3. Vous ne voyez pas pour la France le risque d’instauration d’un régime autoritaire ( c’est déjà le cas) mais nettement néo communiste ?

    Pourtant de nombreux indicateurs sont rouges, comme la ” réforme ” des retraites, de la médecine, etc.

  4. Non le système n’est pas à bout de souffle, puisque les Français le soutiennent , l’encouragent même dans les pires dérives connues à ce jour, par leur je-m’en-foutisme.
    Seuls quelques réfractaires dont le nombre rétrécira comme peau de chagrin par la démographie exogène et le bourrage de crâne de nos têtes blondes par le mammouth, réagissent encore dans un dernier soubresaut avant leur disparition.
    Il faut dire que les responsables ‘patriotes’ de toutes tendances font ce qu’il faut pour entretenir les divisions mortifères, laissant penser que l’on peut douter de leurs réelles intentions patriotiques, mais pas de leurs ego surdimensionnés.
    Rendez-vous aux prochaines élections.

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