« Présent doit continuer ! », nous disent, par centaines, les lecteurs

Nouvelles du CLAP

Le CLAP est le Club des Lecteurs et Amis de Présent. Il se veut trait d’union entre la rédaction de Présent et ses lecteurs.

Cela fait deux semaines que nous avons lancé ce cri d’alarme : la privation arbitraire, scandaleuse, et par-dessus tout inattendue – et encore officieuse à l’heure où sont écrites ces lignes –, de l’aide légale à la presse quotidienne à faibles revenus publicitaires menace l’existence même de Présent. Depuis deux semaines, la mobilisation s’organise. Notre message a été relayé par de très nombreux médias de la réinformation. Il est impossible de les citer tous, mais nous connaissons la grande précarité de la plupart d’entre eux, pour ne pas parler de grande misère ; nous connaissons leurs propres difficultés pour survivre dans un milieu politico-médiatique hostile, et nous mesurons donc parfaitement la qualité de leur soutien. Du côté de nos huit confrères quotidiens nationaux à qui nous avons adressé une « lettre ouverte » (Présent du 8 novembre)… c’est le silence absolu.

Et cette catastrophe financière qui nous a été annoncée le 29 octobre par le ministère de la Culture est en train de se transformer en une formidable opportunité de faire connaître Présent à de nouveaux lecteurs, qui ignoraient ce titre, ou qui n’avaient fait qu’en entendre parler, ou encore qui se souvenaient uniquement des modestes quatre pages quotidiennes en noir et blanc, des premières années. Nos ventes en kiosque s’en ressentent actuellement, et c’est déjà un point positif.

Il y a une volonté collective

Par ailleurs, nous recevons chaque jour plusieurs dizaines de messages de soutien et d’encouragement. Ils émanent de personnalités politiques et culturelles, et nous en publions régulièrement dans Présent. Mais ils viennent aussi de très nombreux lecteurs anonymes. Et ces soutiens sont accompagnés le plus souvent de chèques. En quelques jours, vos dons ont déjà rapporté près de 30 000 euros, soit, pour l’heure, plus de 20 % des sommes dont nous avons été privés. De nombreuses promesses de dons nous ont été faites, par ailleurs.

Il reste encore un énorme effort à accomplir : trouver les 110 000 euros qui nous manquent pour « tenir » notre budget, couvrir nos charges 2020. Mais tous vos messages le disent : il est impossible que Présent disparaisse. Il y a une volonté collective, et nous sommes persuadés que, d’ici le 31 décembre, dans le cadre de l’énorme mobilisation actuelle, nous allons trouver, tous ensemble, les ressources qui nous permettront de franchir l’obstacle.

Mais, par précaution, nous devons aussi réduire encore nos charges. Pour cela, nous avons réduit le grammage du papier utilisé ; apparemment ce changement est passé inaperçu, et c’est tant mieux. Jusqu’au 31 décembre, nous allons passer notre numéro du samedi de 16 à 12 pages, en espérant pouvoir repasser à 16 pages dès janvier. Enfin, nous avons suspendu la publicité dans les kiosques, qui accompagnait la sortie de chaque hors-série. Mais les hors-série eux-mêmes se vendent de mieux en mieux (même si, là aussi, les chiffres restent très modestes) et contribuent donc un peu à financer Présent quotidien.

Notre campagne de mobilisation va se poursuivre jusqu’à la fin de cette année. Il faut absolument que nous puissions prendre le virage de 2020 en étant assurés de la pérennité de Présent.

Présent va s’aligner sur L’Humanité !

Il va nous falloir enfin augmenter le prix de vente de Présent puisque notre punition a comme prétexte un prix de vente insuffisant. Le plus simple, nous semble-t-il, est de nous aligner dorénavant sur le prix de vente de L’Humanité.

« La presse d’opinion doit vivre. L’Humanité doit vivre. J’y veillerai », a déclaré du haut de son perchoir le président macroniste de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Toute la presse d’opinion ? Ce n’est certainement pas ce qu’il pense, mais dans la mesure où il a donné à L’Humanité une garantie de vie éternelle, si nous alignons notre prix de vente sur celui de L’Humanité, nous ne risquerons plus jamais d’être privés de cette aide pour tarifs trop élevés ou au contraire trop modestes. L’Humanité reçoit en effet jusqu’à six millions d’euros chaque année dans le cadre des aides à la presse. Il sera impossible au gouvernement de fixer une règle qui exclurait à la fois Présent et L’Humanité. Ainsi le journal communiste va-t-il devenir notre assurance vie !

Le prix de vente actuel de L’Humanité est de 2,20 euros. Nous nous voyons donc dans la nécessité de passer nous aussi Présent à 2,20 euros. Ceci au 1er décembre 2019. Peut-être devrons nous augmenter encore de quelques centimes le journal au 1er janvier, si nous sommes informés d’une nouvelle augmentation du quotidien néo-stalinien. Mais nous n’augmenterons ni le tarif d’abonnement ni le prix du numéro du samedi, qui restera à 3 euros. Nous sommes bien conscients de l’effort ainsi demandé, et du risque de voir nos ventes en kiosque, qui s’étaient bien redressées, baisser de ce fait en 2020. Mais cette mesure participe de notre survie.

Accepter l’aide à la presse affaiblit-elle notre combativité ?

Il nous est parfois objecté qu’accepter l’aide de l’Etat aux quotidiens à faibles ressources publicitaires, c’est perdre notre liberté, et qu’il aurait été bien préférable de la refuser d’emblée. Mais, dans le système économique français de la presse écrite, il est désormais impossible d’éditer un quotidien papier sans les aides à la presse, et ceci alors même que la plupart des autres quotidiens politiques et d’information générale sont adossés à des groupes industriels puissants, détenus par des milliardaires internationaux. Chaque quotidien bénéficie de l’aide d’Etat à la presse, outre des renflouements réguliers de mécènes milliardaires. Présent n’a pas de mécènes milliardaires, il n’a que ses lecteurs. Quant à l’aide de l’Etat, elle nous est donc retirée, avec effet rétroactif au 1er janvier 2019, en quelque sorte.

On peut d’ailleurs penser que si Présent était un quotidien docile, le gouvernement aurait augmenté son aide (elle représente 12 à 15 % du budget annuel du journal). Il la lui retire, menaçant son existence, et, si Présent interrompt sa publication, le débat sur notre liberté de ton prétendument aliénée par ces aides, ne se posera même plus, pour le coup.

Il suffit de lire Présent, ce que chacun peut faire chaque jour en allant à son kiosque, pour constater de visu si Présent s’autocensure à l’égard des puissants de l’époque. Si des artifices procéduriers sont utilisés pour priver le journal de cette aide, c’est bien parce que notre parole gêne. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si, actuellement, le mouvement national est confronté à la plus importante censure répressive jamais organisée depuis un bon demi-siècle : Zemmour et le contrôle préalable de ses émissions, les réseaux sociaux qui éliminent les sites et blogs qu’ils jugent politiquement incorrects, l’OJIM, un efficace observatoire des médias, menacé de procès, les militants identitaires traqués comme des criminels, le RN, Jean-Marie Le Pen, Jean-François Jalkh, Jacques Bompard et d’autres croulant sous les actions judiciaires, le site Boulevard Voltaire qui subit des attaques informatiques, La Nouvelle Librairie, au Quartier latin, périodiquement agressée, etc.

Sans les dons, éventuellement défiscalisables, aucun journal ne peut vivre

Il nous est aussi parfois objecté que ce n’est pas la première fois que Présent crie misère et appelle ses lecteurs à la rescousse. Oui, c’est exact, et ce n’est sans doute pas la dernière fois non plus. Au cours de sa très longue existence, y compris au cours des toutes premières années ayant suivi son lancement, il y a presque 40 ans, Présent a été menacé dans sa survie, mais a pu faire face, grâce à ses lecteurs, répondant aux appels de ses fondateurs, Jean Madiran et François Brigneau. Aujourd’hui, le modèle économique des médias de la droite nationale, catholique, identitaire, passe nécessairement par des soutiens financiers exceptionnels de ses lecteurs. C’est vrai pour Présent, comme c’est vrai pour tous les autres médias de la réinformation.

Mais ceci n’est pas nouveau : L’Action française, le grand quotidien de Charles Maurras, Léon Daudet et Jacques Bainville, malgré son influence intellectuelle, malgré le prestige de ses collaborateurs, malgré le dévouement de ses militants, et le sang versé par les siens, lors de la Grande Guerre, ne survivait que grâce au coup de pouce financier de souscripteurs permanents. Rien n’a changé sur ce plan, ou plus exactement tout est même devenu plus difficile, malgré le sursaut patriotique actuel.

Oui, Présent a besoin d’une nouvelle mobilisation financière de ses lecteurs et de ses amis.

Il reste 45 jours pour sauver Présent.

Francis Bergeron

Chard

cogérants de Présent

Pour faire un don Présent : https://present.fr/faire-un-don/

Présent

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