“Présent” privé de subventions publiques en 2019 : on ne lâche rien

• Ce cri d’alarme

Cela fait deux semaines que nous avons lancé ce cri d’alarme : la privation arbitraire, scandaleuse, et par-dessus tout inattendue – et encore officieuse à l’heure où sont écrites ces lignes –, de l’aide légale à la presse quotidienne à faibles revenus publicitaires menace l’existence même de Présent. Depuis deux semaines, la mobilisation s’organise. Notre message a été relayé par de très nombreux médias de la réinformation. Il est impossible de les citer tous, mais nous connaissons la grande précarité de la plupart d’entre eux, pour ne pas parler de grande misère ; nous connaissons leurs propres difficultés pour survivre dans un milieu politico-médiatique hostile, et nous mesurons donc parfaitement la qualité de leur soutien. Du côté de nos huit confrères quotidiens nationaux à qui nous avons adressé une « lettre ouverte » (Présent du 8 novembre)… c’est le silence absolu. Et cette catastrophe financière qui nous a été annoncée le 29 octobre par le ministère de la Culture est en train de se transformer en une formidable occasion de faire connaître Présent à de nouveaux lecteurs qui ignoraient ce titre, ou qui n’avaient fait qu’en entendre parler, ou encore qui se souvenaient uniquement des modestes quatre pages quotidiennes en noir et blanc, des premières années. Nos ventes en kiosque s’en ressentent actuellement, et c’est déjà un point positif. (Francis Bergeron, Présent du 19 novembre.)


• Asphyxier financièrement Présent

Aussi votre quotidien ne peut-il compter que sur ses lecteurs. Et sur cette subvention, qui nous est aujourd’hui refusée pour le motif pour le moins surprenant que son prix de vente n’aurait pas assez… augmenté ! Un comble quand on pense que, durant toutes ces années de vaches maigres, nous avons évité au maximum d’élever nos tarifs pour justement épargner nos lecteurs, eux aussi pressurés de toutes parts. Un comble… Mais surtout un prétexte qui trahit la volonté à peine déguisée du gouvernement d’asphyxier financièrement Présent et tous ceux qui dénoncent haut et fort sa politique désastreuse et criminelle. Nous en voulons encore pour preuve cette habitude qu’a le ministère de la Culture de modifier sans cesse les conditions d’attribution de cette aide de manière à nous en priver, sans trop donner l’impression de s’asseoir sur ce « pluralisme de la presse écrite » qu’il prétend justement défendre. « Pluralisme » qui, à ses yeux, se borne à la survie du Figaro, du Monde, des Echos, de Libération, du Parisien, de La Croix, de L’Humanité et de L’Opinion. Bref, de quotidiens qui, à quelques rares exceptions près, ne s’écartent jamais de la doxa… (Franck Delétraz, Présent du 6 novembre.)


• La France et ses racines chrétiennes

On cherche à vous empêcher de trouver, cinq fois par semaine, un quotidien dans lequel vous lisez des informations et des commentaires qui correspondent autant que possible à la vérité, et que vous ne rencontrez nulle part ailleurs. Un quotidien qui ose défendre la France et ses racines chrétiennes – car si vous n’êtes pas tous catholiques, ni même chrétiens, vous êtes conscients de l’importance de ces racines dans notre civilisation. Notre petit instrument ne résonne pas beaucoup, mais il gêne malgré le bruit ambiant du grand concert médiatique. Aidez-nous à maintenir cette petite musique indépendante qui vous manquerait si on la faisait taire. (Anne Le Pape, Présent du 7 novembre.)


• L’iniquité du système

Nous ne nous accommodons pas de l’iniquité du système dès lors qu’au lieu d’aider – en refusant son aide –, il condamne à la mort financière le plus petit de ceux auxquels il est censé prêter assistance. Cette injustice peut-elle rencontrer l’indifférence des plus gros, vous les huit autres quotidiens ? Quand on pense que L’Humanité a vu ses dettes effacées en 2013 (4 millions d’euros), quand on pense aux innombrables soutiens que ce même journal a reçus en 2019… « Artistes, intellectuels, pas forcément de gauche, de nombreuses personnalités veulent aider le journal placé en redressement judiciaire et à la recherche de fonds », relayait Le Parisien le 8 février 2019. Eh bien, nous attendons les artistes, les intellectuels, les personnalités « pas forcément de droite » qui vont aider Présent dans un identique mouvement de solidarité. (Samuel Martin, Présent du 8 novembre.)


• Une indéfectible confiance

Alors ? Alors, notre sort est entre vos mains, amis lecteurs. Une fois de plus. Nous allons tout faire pour ramener de la voile, faire des économies, racler les fonds de tiroirs. Mais sans vous, sans votre aide, sans votre diligente générosité, nous sommes condamnés. Et ce à un moment – ce qui explique cet acharnement à notre endroit – où nos idées ont le vent en poupe. Entre Présent et ses lecteurs, ça a toujours été une histoire d’amour. Mais on sait que, dans le fond, il n’y a pas d’amour : il n’y a que des preuves d’amour. Ces « preuves » dans l’épreuve, nous les attendons. Avec un sentiment d’urgence, je le répète. Mais aussi une indéfectible confiance. (Alain Sanders, Présent du 13 novembre.) •


Présent

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