Premier dimanche de l’Avent

« Le Roi, le Seigneur, va venir, adorons-le. »

En ce premier dimanche de l’Avent, nous découvrons dans les textes liturgiques tout ce qui va donner le ton à cette période qui nous sépare de Noël.

Dans l’évangile, nous comprenons ce qu’est l’Avent. Le Seigneur paraît, il vient dans sa puissance et sa majesté, n’ayons pas peur mais tournons nos regards vers le ciel et levons nos têtes, car notre rédemption s’approche. Nos paroles, nos bonnes intentions, ne suffisent pas. Il faut les faire suivre d’actes. Dieu, par son Fils et le mystère de la Rédemption vient vers nous, il faut de notre côté aller vers Dieu. L’offertoire est le moment où nous offrons nos vies à Dieu, avec nos réussites et nos échecs. Ainsi que cette petite goutte d’eau versée dans le vin disparaît dans le calice et devient le sang du Christ, nos existences n’ont de sens que si elles sont emportées dans la vie même du Christ rédempteur.

L’épître est un avertissement : nous sommes, chaque jour comme en ce premier jour de l’Avent, à l’aurore du jour de délivrance. Jusqu’ici s’étendait sur la terre une nuit profonde ; les hommes dorment, revêtus du vêtement nocturne du péché. Mais le jour de la rédemption n’est pas éloigné, les premiers feux de l’aurore s’allument à l’horizon, le Roi est proche. Il appelle au combat ses chevaliers de lumière. Revêtez la cuirasse de lumière, mieux encore : revêtez-vous du Seigneur Jésus, comme cette femme qui va bientôt nous donner l’enfant Dieu s’en est revêtue elle-même.

Aujourd’hui, au premier jour de la préparation à Noël, nous voyons déjà Marie auprès de la crèche. La Mère de Dieu nous introduit alors au Saint Sacrifice, elle nous parle et dicte notre prière. Quels accents d’une beauté profonde n’a pas l’Introït de cette messe. Mettons-les dans la bouche de Notre-Dame, et demandons au Saint-Esprit de nous remplir de son enthousiasme : « J’élève mon âme vers toi, mon Dieu, en toi j’ai confiance […] car personne n’est confondu quand il t’attend. » Mieux que personne, la Mère de Dieu peut nous apprendre à prier, à désirer.

Chantons le Kyrie : c’est le chant d’exil des enfants de Dieu, c’est notre chant d’imploration. Dans ce temps de l’Avent spécialement, il exprime parfaitement notre besoin de rédemption.

Gardons enfin pour cette première semaine de l’Avent l’intention de la première oraison de cette année. Elle est impétueuse et s’adresse directement au Christ : « Réveillez votre puissance, Seigneur, et venez ! »

Mais pourquoi doit-il venir ? Pour nous délivrer : venez et délivrez-nous du péché et de la peine. •

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