Mobilisation monstre du 5 décembre : derrière la fermeté affichée, le gouvernement accuse le coup

En proie à son complexe de supériorité et enfermé dans son mépris de classe, l’exécutif comptait peut-être sur la perte de crédibilité des syndicats et le recul de leur influence auprès des salariés pour marquer un point décisif à l’occasion de la mobilisation du 5 décembre.
Or, la désillusion aura pour lui été terrible. Par son ampleur « historique » (voir ci-dessus), mais aussi sa durée dans le temps, celle-ci a de toute évidence bousculé un pouvoir qui, bien qu’affichant sa « détermination » et sa « fermeté », n’en a pas moins commencé à lâcher du lest.

En cela, les premières réactions en provenance de l’Elysée ont été assez révélatrices. Annonçant jeudi que Philippe présenterait « en milieu de semaine prochaine l’architecture générale de la réforme », la présidence, tout en précisant que Macron était « calme et déterminé », s’empressait en effet d’ajouter qu’il était « dans l’écoute et la consultation », et s’exprimerait « devant les Français » au moment « opportun ». Une intervention qui, au vu de l’ampleur et de la durée attendue de la mobilisation, pourrait bien prendre la forme d’une reculade en catimini et d’une tentative de sortir du bourbier des retraites sans perdre la face. C’est ce que semblait annoncer aussi l’intervention de la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye qui, après avoir insisté sur le fait que « la porte du gouvernement est ouverte », a précisé que ce dernier se réservait encore « des marges de négociation avec les organisations syndicales ». On encore Elisabeth Borne qui, après avoir martelé jeudi que « le gouvernement est déterminé (…) à mettre en œuvre la réforme », a admis qu’il restait « un espace pour discuter des modalités de mise en œuvre » de la réforme pour « trouver le bon rythme » de la transition vers le nouveau régime. A en croire d’ailleurs Le Figaro, le gouvernement serait notamment prêt à renoncer à imposer des mesures d’économies dès 2021. Voire à reporter la réforme qui pourrait, non plus s’appliquer à la génération de 1963, mais à celle de 1973…

Pour un référendum !

Il faut dire que le gouvernement se voit aujourd’hui confronté à une mobilisation sans précédent, qui regroupe non seulement l’ensemble des syndicats, à l’exception près – et encore, provisoire – de la CFDT. Mais aussi, et c’est historique, la totalité de l’opposition politique, y compris le Rassemblement national, qui a d’ailleurs lancé sur son site internet une pétition pour réclamer un référendum sur la réforme des retraites (https://rassemblementnational.fr/reforme-des-retraites-la-parole-au-peuple-referendum/). Et si ses élus étaient peu représentés jeudi dans les grands cortèges parisiens, où l’on a pu cependant apercevoir Wallerand de Saint-Just, ils étaient en revanche nombreux à s’être joints aux manifestations qui ont eu lieu partout en province. Pour rappeler une fois encore à Macron, comme l’a déclaré vendredi matin sur RTLJordan Bardella, que l’« on ne peut pas gouverner éternellement contre son peuple ».•

Franck Deletraz

Un commentaire sur “Mobilisation monstre du 5 décembre : derrière la fermeté affichée, le gouvernement accuse le coup

  1. La vraie jeunesse de France se fiche de cette question des retraites car ils sentent que la France est en voie d’islamisation.

    Et ils ont raison car dans 20 ans qu’en sera t il de la paix chrétienne en France ? Dans un pays qui sera dévasté par l’islamisme et ses lois inhumaines, la charia sera le premier souci des Français.

    Mais il sera trop tard si on continue à s’occuper au quotidien de mille et une questions, pourtant importantes, mais qui sont relativement dérisoires devant l’enjeu de la conquête islamique.
    Poitiers, Lépante, Vienne oubliés ( les mauvais dirigeants élus démocratique ment de ) l’Europe nous conduisent à la disparition de l’ Europe.

    Il fallait des Souverains, non élus, mais investis de l’autorité royale, pour défendre leurs pays et voler au secours des autres, par la CROIX et l’ÉPÉE. Avec le secours de Dieu.

    Les fusées de l’OTAN ne devtaient pas être tournées vers la ( redevenue sainte ) Russie mais vers les pays islamiques qui ont entrepris d’envahir l’Europe depuis très longtemps.

    Depuis l’Afrique, l’Orient et l’Asie. Malheureusement nous n’avons pas appris aux chrétiens de ces pays de se battre, et nous les avons même abandonnés.

    Nos derniers réflexes de défense remontent à 1830, contre les Ottomans en Afrique du nord – trahis ensuite par l’abandon de l’AFN – puis au traité de 1920 qui démantelait la Turquie ottomane. Traité foulé aux pieds par les Turcs qui massacrèrent les Grecs et les Arméniens sans réaction des vainqueurs de la Grande Guerre.

    Honte à tous nos dirigeants depuis lors.

    Présent devrait sensibiliser Valeurs Actuelles – qui sombre dans la bien pensance – et ensemble vous devriez pouvoir encourager plus encore tous les patriotes à ne parler plus que de cela. Chaque mois qui passe est une bataille de Poitiers, de Lépante, et de Vienne perdue.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.