Le joyeux Noël de “Présent”

Nos lecteurs sont formidables : voilà, c’est fait, une semaine même avant l’échéance, que nous avions fixée au 31 décembre, le chiffre de 140 000 euros de dons a été atteint, et même dépassé. Des chèques, des virements, arrivent encore. Oui nos lecteurs sont formidables, et ils nous marquent ainsi leur attachement tout à fait exceptionnel à ce quotidien Présent qui, à leurs yeux, est beaucoup plus que le service d’une information quotidienne en échange d’un abonnement. C’est un magnifique cadeau de Noël que vous avez fait là à l’équipe du journal.

Pour les raisons déjà exposées ici, ces 140 000 euros rétabliront un équilibre, au regard du budget 2020, mais l’offensive contre Présent a d’autres répercussions financières en cascade, comme la suppression des tarifs postaux préférentiels. Nos besoins du soutien de nos lecteurs vont au-delà de cette somme, et en dépassant, par vos dons, les 140 000 euros demandés, vous nous envoyez comme un signal, l’indication que vous n’avez pas l’intention d’interrompre votre soutien à Présent, une fois l’objectif rempli, que vous vous considérez comme des militants de Présent, solidairement responsables de son sort, en quelque sorte.

L’offensive actuelle contre les médias de réinformation dépasse actuellement l’imaginable. L’hebdomadaire Valeurs actuelles (ce dernier étant pourtant adossé à un groupe financier non négligeable), la revue Synthèse, TV Libertés, le site Boulevard Voltaire, et même de grandes chaînes de télévision, sont menacés dans leur existence même, par la censure des GAFA, et aussi, pour certains de ces médias, par le biais de campagnes destinées à les empêcher de recevoir de la publicité. De telles campagnes sont interdites par la loi. Mais l’alliance plus qu’objective (et inédite, à cette échelle) du très grand capital, celui d’empires financiers mondiaux, type Soros et consorts, avec les activistes d’une certaine extrême gauche, tend à produire une censure comme la France en a rarement connue.

Le secrétaire d’Etat chargé du numérique, Cédric O, a vendu la mèche, en déclarant, à propos d’un amendement voté par le sénat obligeant les entreprises à révéler auprès de quels médias elles passent leurs annonces : « Je suis certain que certaines organisations se pencheront sur le sujet et les alerteront, ce qui en fait assèche une partie du financement des sites extrêmes ou que nous souhaitons ici voir disparaître. »

Les chiens de garde gauchistes et communistes

On ne peut être plus clair. C’est le « à la fois » cher au macronisme : la chasse aux médias prétendument extrêmes passe à la fois par des restrictions aux libertés, orchestrées par une majorité LREM, et par l’utilisation de chiens de garde gauchistes et communistes (« certaines associations ») pour jouer les dénonciateurs, et surtout orchestrer les campagnes contre les annonceurs.

Présent est donc pris lui aussi dans ce maelstrom de mesures destinées à le faire taire.

Prenons cela comme un compliment : la preuve de l’efficacité de Présent, et des médias cités plus haut, puisque la macronie souhaite les voir disparaître. Si ces médias étaient quantité négligeable, contre-exemples et caricatures de ce que nous sommes, l’Etat ne se donnerait pas tant de mal.

Mais ce n’est pas une raison pour ne pas résister. Pour ce qui concerne Présent, nous allons nous battre pour obtenir la restauration de nos droits, ces 140 000 euros qui nous ont été comme volés, et nous allons nous battre sur tous les autres terrains. Nous ne lâcherons rien ! •

Francis Bergeron

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