Dix centimes de plus

Le 1er décembre 2019, Présent avait porté le prix de vente de ses numéros des mardis, mercredis, jeudis et vendredis à 2,20 euros. A partir de ce mardi 7 janvier 2020, il est porté à 2,30 euros.

Nous n’allons pas vous faire un éditorial avec tambours et trompettes, comme le font nos confrères, pour expliquer que Présent connaîtrait un développement ébouriffant et que ces augmentations auraient pour but d’investir pour nous adapter à cette croissance exponentielle de notre lectorat.

Non, la seule et unique raison de l’augmentation de prix opérée le 1er décembre dernier, comme de la nouvelle augmentation de dix centimes de ce mardi 7 janvier 2020, est de coller au prix de vente du quotidien l’Humanité. Non pas en raison d’une affection particulière qui nous pousserait à copier tout ce que fait le « grand frère » ex (et néo) stalinien, mais parce que tous les spécialistes de la presse nous disent qu’en agissant ainsi, en alignant systématiquement notre prix de vente sur celui du quotidien communiste, nous limitons les risques d’être exclus des aides légales à la presse.

L’Humanité a la chance de posséder une garantie de l’Etat – une garantie sans limite dans le temps et indépendante de sa situation et de son volume de lecteurs – pour assurer son existence.

On vient encore de le voir à la fin du mois dernier : pour éviter la mise en liquidation du quotidien de Thorez et de Marchais (qui n’a rien à voir avec celui de Jaurès, volé par les communistes en 1920), l’Etat a renoncé à 75 % de ses créances (sociales, fiscales, etc.) sur l’Humanité. Seule contrepartie : payer effectivement les 25 % de créances restantes. A ce compte-là, toutes les entreprises de presse, à commencer par Présent, et même toutes les entreprises de toute nature seraient d’accord pour un tel engagement en échange d’une telle générosité !

Eviter l’élimination de Présent pour le seul motif qu’il serait trop cher ou pas assez cher

En calquant exactement son prix de vente sur celui de l’Humanité, Présent doit pouvoir éviter son élimination des aides publiques pour le (seul) motif qu’il serait vendu trop cher ou pas assez cher (selon les années) par rapport à un prix de vente moyen pondéré des quotidiens d’information générale et politique calculé… a posteriori. Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’écrire, aligner systématiquement notre prix de vente sur celui de l’Humanité, c’est en quelque sorte une assurance vie pour Présent. Nous n’avons donc pas le choix.

L’Humanité était vendue 2,20 euros jusqu’au 1er janvier 2020. Puis ce journal est passé à 2,30 euros le 2 janvier, augmentant ainsi son prix de dix centimes, comme la plupart des quotidiens nationaux.

Nous faisons donc de même, et prions les lecteurs de nous excuser de cette seconde augmentation, un mois seulement après la précédente. Qu’ils l’interprètent pour ce qu’elle est : notre volonté farouche de laisser le moins de prise possible à l’arbitraire de l’Etat, dans sa volonté de nous faire taire. Le numéro du samedi, les formules d’abonnement, les hors-série et le calendrier de Chard restent au même prix en 2020. •

Francis Bergeron et Chard

Cogérants du quotidien Présent

Présent

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