Québec : le fléau de l’immigration illégale

De notre correspondant au Québec. – Même si en 2019, François Legault a démontré sa volonté de contrôler l’immigration, une volonté toute relative faut-il ajouter, il n’en reste pas moins qu’une bonne partie des nouveaux arrivants passe sous le radar et évite le processus légal, contournant ainsi les lois.

Tant que ces « zones grises » ne seront pas réglées de façon définitive, tout contrôle de l’immigration, que ce soit en terme qualitatif ou quantitatif reste utopique.

Il y a d’abord le droit du sol, qui fait de quiconque né sur le territoire un citoyen canadien. Au Québec, le Journal de Montréal, avait démontré en janvier 2019 que chaque jour, une mère étrangère accouchait dans un hôpital québécois, faisant de son poupon un citoyen. Le phénomène de « tourisme de naissance » avait été dénoncé par l’association Doctors of BC, mais le gouvernement de Trudeau n’avait pas donné suite aux demandes des 14 000 médecins qui réclamaient une réforme.

Et puis, il y a ceux qui traversent la frontière canado-américaine à la recherche d’un El Dorado promis par Justin Trudeau. Auparavant ils étaient taxés d’immigrants illégaux ou de clandestins; maintenant ils ne sont plus que des migrants irréguliers, des gens que nous nous devons d’accueillir à bras ouverts malgré leur manque de respect envers nos institutions et nos lois. Ils étaient au nombre d’une cinquantaine par jour à rejoindre le Québec via le chemin Roxham, mais dans les derniers jours, leur nombre a doublé et ce malgré la froideur hivernale.

Bref, de vouloir s’assurer des compétences, des valeurs et de la maîtrise du français des nouveaux venus est louable en soi, mais il faut d’abord s’assurer qu’il n’y ait pas de voies de contournement.

Remi Tremblay

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