Connexion
S'abonner

Fête de la Sainte Famille

« En le voyant, ils furent stupéfaits, et sa mère lui dit : “Mon enfant, pourquoi nous avez-vous fait cela ? Voyez, votre père et moi, nous vous cherchions tout affligés.” Et il leur répondit : “Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il me faut être dans les choses de mon Père ?” »

Cette réponse de Notre-Seigneur à sa sainte Mère est la première qui a été recueillie et transmise dans les Evangiles. Toute la personne, toute la vie, toute l’œuvre de Jésus s’y résument. Elle traduit sa filiation divine, elle marque sa mission surnaturelle ; et toute l’existence du Christ n’en sera que le commentaire éclatant et magnifique.

Le Christ fils de Dieu est vrai homme, et Jésus fut un enfant admirable. Jamais enfant n’a aimé sa mère comme Jésus aimait la Vierge. Et cependant, dès qu’il s’agit de la volonté de son Père, de sa gloire, on dirait que cet amour ne compte plus. Jésus savait dans quel abîme d’angoisses il plongeait pendant trois jours le cœur de sa mère, mais les intérêts de son Père le réclamaient, et dès lors il n’hésite pas. Les douleurs et les ignominies de la Passion, la mort même ne diminueront pas cet élan du cœur de Jésus vers la gloire de son Père.

Saint Luc nous dit encore que Marie ne comprit pas la profondeur de cette parole. Mais si elle n’en perçut pas alors toute la portée, elle ne doutait pas que Jésus fût le Fils de Dieu. C’est pourquoi, elle se soumettait en silence à cette volonté divine que venait de réclamer de son amour un tel sacrifice.

Elle conservait dans son cœur toutes les paroles de Jésus ; c’était là le tabernacle où elle adorait le mystère des paroles de son Fils en attendant que la pleine lumière lui fût donnée.

Et cependant, l’évangile est centré autour du verset principal : « Il descendit avec eux et vint à Nazareth et il leur était soumis. » La vie de la Sainte Famille est une vie de foi, d’attente, de patience et de paix, car Dieu y règne. L’épître nous en dévoile son principe : « Tout ce que vous faites, en paroles et en œuvres, faites-le au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ et rendez grâce à Dieu le Père par lui. » L’Eglise appliquait dans l’introït le psaume « Comme elle est aimable ta demeure, Seigneur des armées, mon âme a soupiré avec ardeur vers les vestibules du Seigneur » à la maison de Nazareth. Notre roi est un Dieu caché. Il « descendit avec ses parents et vint à Nazareth, et il leur était soumis ». •

Partager cet article

Facebook Twitter Email

Articles liés

Commentaires

Aucun commentaire

Votre commentaire sera affiché une fois validé par le modérateur

Laisser un commentaire

Recevez un numéro gratuit

Vous souhaitez découvrir la version papier de Présent ?

Cliquez sur le bouton ci-dessous et recevez un numéro gratuit !