Sainte colère

Reprise des messes à la mi-juin : des évêques manifestent leur mécontentement

« On profite de cette crise pour remettre en question la liberté de culte », protestait l’abbé de Maistre après la scandaleuse intrusion dimanche de flics armés dans son église (voir Présent du 24 avril). Et il est vrai que, au moment où le gouvernement s’apprête à rouvrir les écoles ainsi que de nombreux autres lieux publics, l’obstination de Macron à maintenir l’interdiction des messes jusqu’à la mi-juin est des plus suspectes. Au point que certains évêques, rompant avec leur habituelle réserve, n’hésitent plus à manifester leur mécontentement face à cette injustice criante.

Une question restée sans réponse

Une injustice d’autant plus criante que, comme nous le rappelions cette semaine (voir Présent du 23 avril), la CEF a donné à l’Etat toutes les garanties en matière de sécurité sanitaire. Alors, en quoi la célébration de messes serait-elle plus dangereuse que la réouverture de commerces ? C’est la question, restée à ce jour sans réponse de l’Etat, que se posent de nombreux responsables de l’Eglise, dont Mgr Aupetit, archevêque de Paris, qui n’a pas caché son mécontentement jeudi sur Radio Notre-Dame. Ou encore Mgr Rougé, évêque de Nanterre, qui a estimé très justement que « si les établissements scolaires et une partie des commerces peuvent reprendre leurs activités, [il n’y a] aucune raison pour que les églises ne puissent pas accueillir des fidèles » !

La liberté de culte piétinée

Mais la réaction la plus vive est venue de Mgr Le Gall, archevêque de Toulouse, qui, dans un entretien accordé à France Bleu, n’a pas mâché ses mots. En effet, a-t-il expliqué, la décision du président « [l]’inquiète beaucoup », car « [il entend] les réactions autour de [lui] des prêtres et des fidèles qui trouvent cela tout à fait anormal. […] Ils ont besoin des sacrements, de la communion au corps et au sang du Christ à la messe ». Et Mgr Le Gall de poursuivre : « Depuis un mois, nous avons joué le jeu du confinement », aussi, « entendre aujourd’hui que nous devons être privés de culte pendant deux mois et demi encore, c’est difficile ». Surtout quand, au même moment, « les gens peuvent aller au McDonald’s » ! On ajoutera que cette obstination de Macron est d’autant plus suspecte qu’elle intervient après des semaines durant lesquelles on aura vu la police fermer les yeux sur le non-respect du confinement dans les banlieues, mais surveiller en revanche de près les églises, comme l’ont prouvé le rappel à loi (injustifié) d’un prêtre isérois en mars, l’hystérie politico-médiatique déclenché par la prétendue « messe clandestine » de Saint-Nicolas-du-Chardonnet (voir Présent du 15 avril) ou encore la profanation dimanche de l’église Saint-André-de-l’Europe par la police. •

Franck Deletraz

5 commentaires sur “Sainte colère

  1. Je suis indignée, en colere et je me demande si
    Macron ne veut pas tout simplement “tuer” L Eglise , et j en apoelle à la désobeissance allons à la Messe le 19 mai ou que ce gouvernement interdise aussi le Ramadan, et les priéres de rues, les mosquées,…

  2. J irai plus loin. c est inadmissible et nos Messes doivent reprendre le 19 mai , nous ne pouvons tout accepter, sinon notre Foi est bien faible,

    Je me demande si Macron ne cherche pas tout simplement à nous tester, ferait il cela aux musulmans qui peuvent tout se permettre

  3. Mais avant de montrer leur mécontentement, pourquoi se vendent ils à l’ islam ?
    Et pourquoi votent ils macron ?
    S’ils faisait tout ce qu’il fallait pour attirer les fidèles, (le pape y compris, lui qui lèche les babouches) il y aurait plus de monde dans les Eglises .
    Mais ils sont trop occupés à sauver les migrants.
    Dégouté de la religion:
    JE CROIS EN DIEU MAIS PAS AUX “HOMMES”

  4. Les messes, baptêmes, mariages, et les derniers sacrements aux mourants n’auraient jamais du cesser. Au lieu de quoi la conférence des évêques à devancé le méchant pouvoir.

    Alors que les grands de la distribution continuent à vendre des marchandises “non essentielles” à côté des rayons d’alimentation, le culte chrétien est interdit par la. volonté des dirigeant ! C’est évidemment un coup assassin de l’exécutif contre la liberté religieuse de tous les chrétiens.

    Et pas un seul prêtre pour organiser une messe ?
    Pas un seul évêque ? Honte à ces mauvais bergers, de quoi ont ils peurs alors que c’est maintenant qu’il faudrait prier Marie !

    Si des centaines le faisaient, en respectant la distanciation etc. , cet état tyrannique n’oserait évidemment pas envoyer les policiers dans les églises. Et même …

    Relisez la prophétie de Marthe Robin : La France tombera plus bas que vous pouvez l’imaginer.

    ( Et ne faites pas de parallèle avec l’islamisme qui n’est pas une religion. Il n’y a pas de culte religieux dans une mosquée. )

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