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L’OMS, otage de la Chine communiste

Depuis le début de la crise du COVID-19 dont l’Organisation mondiale de la Santé a longtemps sous-estimé la gravité, à moins qu’elle n’ait voulu protéger le président chinois Xi-Jiping empêtré jusqu’au cou dans cette pandémie, Emmanuel Macron ne cesse de tresser des lauriers à Tedros Adhanom Ghebreyesus, premier Africain à diriger l’organisme mondialiste.

Ainsi, le 16 avril dernier, à l’issue d’une visio-conférence qui réunissait notamment, outre Macron et le directeur de l’OMS, Marisol Touraine (présidente d’Unitaid créée à l’initiative de Chirac pour lutter contre les pandémies), Françoise Barré-Sinoussi (proche de l’Elysée) ainsi que des membres de la Fondation Bill et Melinda Gates, le président français se fendait d’un communique louant « l’échange très riche entre les acteurs internationaux de la lutte contre le COVID-19 ». Renvoi d’ascenseur presque immédiat du grand manitou de l’agence de santé des Nations Unies qui saluait « le leadership d’Emmanuel Macron pour son action sanitaire ». Ce coup de chapeau n’était-il pas plutôt une façon comme une autre de le remercier pour l’effacement des dettes de l’Afrique promis trois jours plus tôt lors d’une des nombreuses prises de parole que s’octroie Macron depuis le début de la crise ? De quoi conforter, en tout cas, ce militant politique qui doit son élection à la tête de l’OMS, le 23 mai 2017, aux pressions simultanées de la Chine communiste, de la Fondation Bill et Melinda Gates et du feu tyran zimbabwéen Mugabe sur l’Union africaine (ex-OUA) qui a son siège en Ethiopie.

Un marxiste rouge sang

Tedros Adhanom et Wang Yi, ministre des Afffaires étrangères, à Pékin le 28 janvier.

Premier directeur de l’OMS à ne pas être médecin, Tedros Adhanom joue sur son titre de docteur en philosophie pour inciter les gens à l’appeler de ce vocable. Né en 1965, cet Erythréen d’origine rejoint très jeune les rangs du Front de Libération du Peuple du Tigré (4,3 % de la population éthiopienne), organisation terroriste marxiste-léniniste génocidaire qui, en 2017, contribuera au financement de la campagne du « docteur » pour prendre la tête de l’OMS. En 1986, titulaire d’une simple licence en biologie, il est nommé expert junior au ministère de la Santé sous le régime despotique de Mengistu Haile Mariam qui, lors de son renversement en 1991, trouve refuge chez son copain Mugabe, où il réside toujours bien que condamné à mort par contumace pour crimes contre l’humanité. De mauvaises langues murmurent qu’il lui aurait prêté main forte pour organiser, en 2006, la brutale éradication des bidonvilles de Harare (ex-Salisbury) dans lesquels s’entassaient plus de 700 000 personnes.

Lénine pas mort

Quelque temps après la chute du tombeur de Haïlé Sélassié, notre futur expert en pandémies va se refaire une virginité en Angleterre, histoire de faire oublier son passé et d’étudier l’immunologie et les maladies infectieuses. Muni d’un doctorat en santé communautaire et en biologie, il rentre au pays des années plus tard et se rapproche du nouveau pouvoir présidé par Meles Zenawi. Comme son prédécesseur, ce marxiste-léniniste pur et dur dirigera le pays d’une main de fer pendant deux décennies, emprisonnant, torturant et assassinant des milliers d’opposants. L’ambitieux Tedros devient directeur du bureau sanitaire de la région du Tigré puis il prend les rênes du ministère de la Santé pendant plus de sept ans (2005-2012) avant d’être désigné comme ministre des Affaires étrangères (2012-2016).

Violeur et génocidaire

Depuis son élection de maréchal soviétique en mai 2017, nombreux sont ceux qui protestent contre une telle promotion. A commencer par une organisation de défense de l’ethnie amhara qui accuse Adhanom d’avoir mené une véritable politique génocidaire contre cette ethnie quand il était ministre de la Santé. Ainsi, des campagnes de contraception chimique auraient été massivement organisées. Comme le signale le journal Le Monde dans son édition du 24 mai 2017 : « Tedros Adhanom était ministre des Affaires étrangères lorsqu’une vague de manifestations des ethnies Oromo et Amhara – représentant près des deux tiers de la population – a secoué l’Ethiopie. Réprimée dans le sang, la contestation a fait plusieurs centaines de morts et elle a mené à l’instauration, le 9 octobre 2016, de l’état d’urgence qui est toujours en vigueur. »

De son côté, la journaliste éthiopienne Reeyot Alenu, incarcérée pendant plus de sept ans dans les geôles du pays, décrit Adhanom comme « l’un des pires violeurs des droits de l’homme ». Par ailleurs, lorsqu’il était aux manettes de la Santé, il aurait dissimulé trois épidémies de choléra (2006, 2009, 2011) réduites par lui à des « diarrhées aqueuses aigues », ne voulant pas nuire à l’image de son parti et de son pays qui, tour à tour, a chanté les louanges de Moscou et de Cuba avant de tomber dans les griffes des successeurs de Mao, reconvertis en capitalistes marxistes.

Toujours fidèle à son engagement communiste internationaliste, tout à fait compatible d’ailleurs avec l’internationalisme prôné par l’OMS et le Nouvel ordre mondial symbolisé par le couple Gates champion du cosmopolitisme, Tedros a donc bénéficié, pour sa campagne électorale, du soutien appuyé de l’affreux Mugabe qu’il remerciera en le nommant « ambassadeur de bonne volonté de l’OMS ». Mais il sera obligé de faire machine arrière, face au tollé provoqué par ce choix.

L’homme de Pékin

Cet ami de longue date de la Chine communiste qui a fait de l’Ethiopie une terre de conquête de sa politique africaine en investissant des milliards de dollars (70 % des infrastructures du pays) et en construisant notamment sa première base militaire hors Chine entre Addis-Abeba et Djibouti, a été l’hôte de Pékin deux mois avant son élection. Prétexte officiel : une intervention au Forum international des politiques publiques qui se tenait à l’Université de Pékin. Accompagné de Bill Gates, il avait promis à Pékin de faire barrage à Taiwan dans les tentatives formosanes de réintégrer l’OMS.

En janvier dernier, alors que le monde découvrait l’ampleur du désastre de Wu-Han, Tedros faisait le déplacement en Chine, rencontrait son président, lui rendant un hommage appuyé et louant les méthodes communistes pour enrayer le virus. Il alla même jusqu’à déclarer que la Chine avait fort heureusement permis au monde de « gagner du temps ». Dix jours plus tard, on apprenait le « décès » du Dr Li Wenliang qui avait osé critiquer la gestion de la crise par les autorités locales. Tedros défendait bec et ongles le maintien du trafic aérien qui était maintenu en Chine et fustigeait les Etats-Unis qui avaient fermé leurs frontières quand il apparut que Pékin était incapable de contenir le virus. S’agissant de l’Italie, il exhortait même les Italiens à ne pas stigmatiser les Chinois, appelant même le maire de Florence, ville qui compte un nombre important d’immigrants chinois, à lancer une campagne invitant ses administrés à « embrasser un Chinois dans la rue ». On connaît malheureusement la suite…

Il est infiniment dommageable pour l’Occident d’être entre les mains de cet intrigant chargé par Bill Gates de nous fourguer un vaccin qui permettra au fondateur de Microsoft de parachever sa domination et à la Chine communiste de parfaire son flicage du monde grâce à la 5G qui arrive petit à petit dans nos chaumières. Pour le plus grand plaisir des Macron, Attali, Minc et consorts. •

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