Faites ce que vous voulez mais votez patriote

Les analyses et les spéculations relatives aux municipales de dimanche sont basées sur les résultats du 15 mars dernier. Or il s’est passé beaucoup de choses en trois mois et demi. Qui plus est, ce scrutin avait été marqué par une abstention moyenne de 55 %, du jamais vu. 20 % d’électeurs habituels ne s’étaient pas déplacés. Il faut donc voter dimanche car aucun combat, de ce fait, n’est gagné ou perdu d’avance.

Dans chaque commune ou presque, dans chaque arrondissement ou presque, pour ce qui concerne Paris, Lyon et Marseille, il y a des candidats moins éloignés que d’autres des valeurs qui animent nos lecteurs. Ce n’est jamais blanc bonnet et bonnet blanc. A Paris, par exemple, mieux vaut Rachida Dati qu’Anne Hidalgo. D’autant qu’Hidalgo, ce n’est pas seulement le PS, c’est aussi le PC, c’est aussi un gauchisme vert.

Le scrutin pourrait être marqué par une nouvelle érosion du PC. Des villes historiquement communistes comme Saint-Denis, Choisy-le-Roi, Seclin, Villeneuve-Saint-Georges, Arles (Patrick de Carolis y mène une liste parfaitement anticommuniste), Bezons, Champigny, Aubervillerspourraient quitter le giron du stalinisme. Certaines de ces villes sont communistes depuis 1945, voire depuis cent ans. Peu importe, au fond, qu’elles tombent entre les mains de LR ou de divers gauches. La disparition du communisme municipal est déjà une voie de progrès.

Il y a plusieurs cas où le PC pourrait être battu par le RN, comme à Givors et à Marles-les-Mines. Les « progressistes » de ces villes, et les médias mainstream hurlent déjà au nouveau doriotisme ! Ces cris d’orfraie seront-ils suffisants pour empêcher le RN de s’imposer face aux néostaliniens ? Voter dans ces villes contre la liste communiste est évidemment un devoir.

La majorité silencieuse ébranlée

Du fait du taux d’abstention en mars dernier, les très grandes villes peuvent, elles aussi, réserver des surprises. Les émeutes racistes – sous couvert d’antiracisme –, les saccages des centres-villes ont ébranlé la majorité silencieuse, qui n’a que les urnes pour s’exprimer. Car on connaît le « deux poids, deux mesures » de la dictature de la bien-pensance, devant toute réaction publique de colère ou d’inquiétude, quand elle ne vient pas du « camp du bien ».

Des nombreuses villes, de plus petite taille, paraissent prenables par le RN, ou par des coalitions patriotes. Il faudra suivre Perpignan, en premier lieu, et également les deux villes susceptibles d’être arrachées au PC, Givors et Marles-les-Mines. A Bruay-la-Buissière, Ludovic Pajot est bien placé pour gagner, comme Romain Lopez à Moissac. Rien n’est perdu dans des villes comme Tarascon, Carpentras ou Bollène, où le vote pour des candidats de la droite nationale a été très fort, même si l’unité du second tour n’a pas toujours été au rendez-vous. Le vote utile peut profiter à la liste de droite la mieux placée,

L’équipe de Jacques Bompard, devrait conserver facilement la mairie d’Orange. Concernant les municipalités RN sortantes, Cyril Nauth avait été élu en 2014 à Mantes-la-Ville dans le cadre d’une quadrangulaire. Le challenge est plus difficile cette année, mais n’est pas désespéré. Globalement, les sortants RN ou de la droite nationale ont fait de belles campagnes. Ces candidats ont quasiment toujours amélioré leur score d’il y a six ans, ce qui révèle l’émergence progressive d’un « patriotisme municipal » qui mérite d’être salué. Et soutenu. Le 28 juin, comme après. •

Francis Bergeron

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