Québec : le premier juillet d’Atalante

De notre correspondant au Québec. – Alors que le monde occidental bat sa coulpe à propos du supposé racisme systémique qui opprime les minorités ethniques présentes sur son sol – théorie qui semble être démentie par l’attrait que continue d’exercer l’Occident sur les populations extra-européennes qui viennent s’y établir en masses – le groupe identitaire Atalante a décidé de dénoncer les discriminations bien réelles dont sont victimes les Canadiens français.

Ici point de théorie fumeuse à géométrie variable. Dans leurs tracts, distribués en cette journée funeste marquant la Confédération, on présente quelques exemples historiques et avérés des injustices dont furent victimes les Canadiens français depuis 1760. Du Serment de test jusqu’à la pendaison du leader métis Louis Riel, et à l’arrestation des militants souverainistes en 1970, les privations de droit dont furent victimes les Français du Canada sont nombreuses et étayées. Dans le pays qu’ils avaient bâti de leurs mains, ils sont devenus des citoyens de seconde zone, obligés de se battre pour obtenir sous forme de concession ce qui leur revenait de droit.

L’action d’Atalante, orchestrée simultanément dans les grands centres urbains de la province, vise ainsi à rappeler certaines vérités inconfortables pour l’état canadien, qui préfère de loin parler de profilage ethnique et de manque de diversité dans les conseils d’administration.

Remi Tremblay

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