Violences et intimidations contre la droite pendant la campagne des élections régionales en Espagne

En Espagne, les habitants de deux communautés autonomes, la Galice et le Pays basque, renouvelaient leur parlement régional le dimanche 12 juillet. La campagne électorale n’aura duré que deux semaines, pour cause de pandémie de coronavirus. Mais ces deux semaines auront suffi à l’extrême gauche pour attaquer physiquement 24 fois (15 fois en Galice et 9 fois au Pays basque selon le bilan dressé au 10 juillet par le blog Contando Estrelas) les militant(e)s et député(e)s du parti libéral-conservateur Vox, à sensibilité catholique. Jets de pierre et autres objets contondants, coup de poing porté au visage d’une représentante du parti Vox par un extrémiste de gauche, caillou lancé à la tête de la députée de Vox Rocío de Meer, etc. (sans que les féministes ne réagissent), meetings électoraux interrompus à cause d’une présence policière insuffisante malgré les violences annoncées, etc. Pas de réaction outrée du gouvernement de Pedro Sánchez, formé par le parti socialiste (PSOE) et l’extrême gauche rassemblant Podemos et les communistes dans la coalition électorale Unidas Podemos. Il faut dire que les sympathisants de Podemos comptent parmi les agresseurs, aux côtés des séparatistes d’extrême gauche, et que dans le passé la direction du parti elle-même avait appelé aux violences contre le parti Vox.

Vox est le seul parti à avoir subi une telle campagne d’intimidation. Les meetings électoraux des partis séparatistes et de l’extrême gauche, notamment, se sont déroulés sans incident. Leurs leaders n’ont toutefois pas voulu condamner les violences commises à l’égard des partisans de Vox, les séparatistes de Bildu allant même jusqu’à attribuer l’agression contre la députée Rocío de Meer à une provocation de Vox, le simple fait de faire campagne pour un parti conservateur se revendiquant des valeurs catholiques étant jugé par l’extrême gauche espagnole comme une provocation de la part de « fascistes ». Le porte-parole du groupe parlementaire d’Unidas Podemos à Madrid, Pablo Echenique, a même prétendu que ce jet de pierre était un bobard et que le sang sur le visage de la députée était sûrement du ketchup.

Peut-on parler d’élections véritablement libres dans ces conditions, alors que ce sont les premières élections se déroulant sous le gouvernement de coalition PSOE-Unidas Podemos ? L’Espagne de Pedro Sánchez est-elle encore une démocratie ? Quid de l’État de droit et des « valeurs européenne » dont Bruxelles rabat sans arrêt les oreilles des conservateurs à Varsovie et Budapest tout en s’abstenant de réagir contre Madrid ?

Photo : la députée de Vox Rocío de Meer après avoir reçu un caillou au visage

Olivier Bault

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