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Saint Augustin

A l’automne de 383, notre « marchand de paroles » abandonna Carthage pour Rome. Tombé gravement malade, il faillit mourir sans pour autant recourir au baptême. Il dérivait vers le scepticisme. Guéri, il obtint une chaire de rhétorique à Milan vers l’automne de 384. Il rêvait de déboucher dans la haute administration. La rhétorique ménageait entre lui et l’évêque Ambroise une harmonie préétablie. Conquis par la bonté du prélat, il voulut suivre ses conférences sur l’Ecriture sainte. Ces vieux textes rebutants devenaient lumineux, dynamiques, entraîneurs. Augustin avait été rejoint par sa mère. Monique lui demanda d’abandonner la femme qui lui avait donné Adéodat. Augustin s’exécuta, et garda l’enfant. La crise décisive se produisit chez Alype, dans son jardin. Augustin y était sorti, bouleversé, pour y pleurer. Une voix jeune lui parvint, qui chantait : « Prends et lis ! Prends et lis ! » Le rhéteur prit un volume des lettres de saint Paul, qui se trouvait là, ouvrit et lut : « Non dans les festins et les beuveries, non dans la luxure et l’impureté, non dans la dispute et la jalousie, mais revêtez le Seigneur Jésus-Christ et ne vous faites pas pourvoyeur de la chair dans ses concupiscences. » •

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