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Québec : haro sur les « complotistes »

De notre correspondant au Québec. – Comme le disait à raison Jean-Yves Le Gallou dans son récent petit opus Contre la diabolisation, il n’y a pas que les identitaires qui subissent la diabolisation… et la censure.

Dans le « camp du mal absolu », il y a évidemment les nationalistes, mais aussi les climato-sceptiques, les catholiques et, depuis une dizaine de mois, ceux qui remettent en question les normes sanitaires imposées par les gouvernements.

Au Québec, peut-être par manque d’originalité ou pour les assimiler à un courant plus vague, les opposants à ces mesures sont devenus dans la bouche des journalistes et politiciens des « complotistes ». Ils auraient préféré le terme « sceptiques », surtout qu’ils posent beaucoup de questions et émettent finalement peu de théories, mais n’ayant pas le pouvoir médiatique, ils ne peuvent choisir leur propre étiquette. Le professeur en journalisme à l’Université du Québec à Montréal, Jean-Hugues Roy, était même allé jusqu’à les comparer publiquement à « des coquerelles ».

Ridiculisés par les politiciens, raillés par les journalistes, voilà qu’ils sont maintenant bannis de la plateforme Facebook. Alexis Cossette-Trudel, l’un des personnages les plus emblématiques et connus du mouvement de contestation, a vu son compte fermé, ainsi que celui de sa plateforme Radio-Québec, par le géant du Web qui souhaite imposer depuis des années sa vision ce qui est une information « véridique ».

Après avoir été mis à l’amende par la police lors de leur dernière marche populaire dans la petite ville de Rimouski pour les empêcher de se réunir, voilà que les militants s’opposant à la dérive totalitaire actuelle sont maintenant privés de se rassembler en ligne sur le plus populaire des réseaux sociaux.

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