Saint Malc (Ve siècle)

Il y avait à Maronia, à l’est d’Antioche de Syrie, un vieillard nommé Malc. Une vieille femme vivait auprès de lui, tous deux très assidus aux offices. Jérôme interrogea les voisins, puis demanda une entrevue : « Mon enfant, dit le vieillard, je suis né colon d’un petit champ de Nisibe ; j’étais fils unique. » Il ne voulut pas du mariage qu’on lui imposait. En fuite chez les moines de Chalcis, il songe à revoir sa mère mais est pris par des Arabes. Esclave d’un maître qui lui confie la garde d’un troupeau, il est contraint de se marier avec une jeune femme. Dans sa grotte, il songe à se suicider. Mais la jeune femme lui suggère de vivre dans la chasteté sous l’œil de Dieu. Quelque temps après, il réussit à s’enfuir avec sa compagne. Traqués, ils sont sauvés de leurs poursuivants par une lionne. Enfin Malc reprend le régime monastique et laisse sa compagne libre de vivre comme une vierge. Il l’aime comme une sœur, mais sans se permettre les familiarités qu’on peut avoir avec une sœur. Et saint Jérôme de conclure : « Vous, racontez cela à vos jeunes ; qu’ils sachent bien que, même parmi les épées, les déserts et les fauves, la chasteté n’est jamais captive, et qu’un homme qui s’est donné au Christ peut être tué, mais non pas vaincu. » •

Abbé V.B.

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