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Dies irae

Le Conseil d’État refuse la messe aux catholiques

Le couperet républicain est tombé sur les catholiques par la voix du Conseil d’Etat : la messe n’aura pas lieu. Depuis le 3 novembre 2020, dans le cadre d’un deuxième confinement limitant les autorisations de se déplacer aux activités considérées comme essentielles par l’exécutif, les messes étaient interdites en France. Une interdiction résultant du décret pris par l’exécutif le 29 octobre, indiquant que les lieux de culte pouvaient demeurer ouverts mais que « tout rassemblement ou réunion en leur sein est interdit à l’exception des cérémonies funéraires dans la limite de 30 personnes ».

La décision avait immédiatement été contestée, en particulier par cinq évêques qui, dès le lundi 2 novembre, avaient déposé un recours devant le Conseil d’Etat. Ils avaient exposé les raisons de ce recours dans une tribune publiée par Le Figaro. Les évêques de Bayonne, Montauban, Avignon, Saint-Pierre et Fort-de-France et Fréjus-Toulon expliquaient qu’interdire la pratique religieuse revenait à interdire la liberté de culte. Ils précisaient que « les messes constituent un des rares moments où les fidèles viennent reprendre force et courage pour supporter le confinement. En interdire l’accès, c’est la double peine pour les catholiques, si éprouvés dans leur foi. Ne les privons pas de ces espaces de ressourcement. » Les signataires remarquaient de surcroît que de nombreuses exceptions au confinement existaient. Il est vrai que certains lieux demeurés ouverts, grandes surfaces, lycées ou collèges, par exemple, sont plus susceptibles de présenter un danger qu’une messe aussi bien encadrée que le furent celles du mois de mai dans toute la France. Les signataires demandaient au Premier ministre de modifier le décret en permettant d’encadrer le culte, tout en le limitant à 90 minutes et en respectant les mesures nécessaires, et d’autoriser les fidèles à se rendre dans une église distante de plus d’un kilomètre de chez eux. De simplement maintenir la liberté de culte.

Bien que 21 requêtes aient été déposées en tout, dont celle du président de la Conférence des évêques de France (CEF), ce 8 novembre 2020, le recours devant le Conseil d’Etat s’est vu signifier une fin de non-recevoir : si les lieux de culte peuvent rester ouverts, la messe est interdite. Seules les funérailles sont autorisées, à condition de se limiter à 30 personnes.

Cependant, le juge des référés demande une « clarification des dispositions sur les mariages ainsi que sur les justificatifs de déplacement et appelle à reprendre la concertation ». Il indique aussi qu’un fidèle peut aller à l’église à « titre individuel » et qu’un prêtre peut recevoir un fidèle. Le Conseil d’Etat précise encore que, du fait de la prorogation de l’état d’urgence, une consultation avec les représentants des différents cultes est nécessaire. La décision est néanmoins inadmissible : le Conseil d’Etat rappelle que « liberté de culte est fondamentale » tout en maintenant l’interdiction d’une messe qui est le cœur essentiel de cette même liberté de culte pour les catholiques. •

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Commentaires

1 commentaire

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Dominique - 9 novembre 2020

La messe n'aura pas lieu car les évêques en ont décidé ainsi dès le mois de début de cette année. 2020. À part quelques uns - toujours les mêmes au premier rang pour soutenir le peuple de Dieu - tous sont complices de cet état républicain destructeur de la religion chrétienne.

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