Courrier des lecteurs

• D’une abonnée de l’Oise.

Quelques lignes pour soulager mon indignation à l’écoute de Radio Notre-Dame ce matin (5 novembre), l’émission sur le « droit au blasphème ». L’un des intervenants évoque la citation du Monde, rapportant les propos de Jules Ferry aux Instituteurs de France le 17 novembre 1883… A croire que les journalistes du Monde se sont inspirés de l’article de Bruno Gollnisch du 29 octobre ! Bien entendu, Présent n’a pas été cité dans l’affaire et Le Monde en tirera tout le profit.

• Du général Quélennec (Angers).

Une fois encore notre journal (celui du 24 octobre) écrit le mot prénataux au lieu de prénatal. Fréquemment Présent laisse passer des fautes de français, de vocabulaire ou de syntaxe. Notre journal devrait être exemplaire sur ce point. Cordialement vôtre.

Une fois encore, cher lecteur, voici notre réponse à votre remarque (cf. Présent du 10 octobre 2018) : « prénataux » est le pluriel employé dans le langage médical. Même s’il n’est plus usité, le pluriel « nataux » n’est pas d’un modernisme éhonté ni d’une faiblesse fautive. On lit dans le dictionnaire de Trévoux : « jeux nataux », ainsi que, substantivé, « les quatre nataux » qui désignent les fêtes de Noël, Pâques, Pentecôte et Toussaint (nouvelle édition de 1752, t. V, p. 865). Antérieurement, Jean Le Sueur parle des « jours nataux des Martyrs » pour parler de leur naissance au ciel (Histoire de l’Eglise et de l’Empire, 2nde partie, table des matières s.v. Nativité ; ouvrage paru dans les années 1670). Ajoutons, pour être complet, qu’un temps l’Académie blâma autant les formes « natals » que « nataux » (Girault-Duvivier, Grammaire des grammaires, 1833) ! •

Présent

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.