Pourquoi il faut aider “Présent” !

La question de la publicité

Présent vient de créer l’APFL, ou Association pour la presse française libre, qui permettra de recueillir vos dons et de vous assurer la défiscalisation légale du don à hauteur de 66 %, dans la limite de 20 % de vos impôts. Voici pourquoi la presse écrite, et singulièrement Présent, a besoin de ce soutien.

— Périodiquement vous criez famine, nous écrit un lecteur, et vous nous invitez à mettre la main à la poche. Mais comment font donc les autres journaux, cette « grosse presse » que vous critiquez souvent ?

— Il est plus simple pour eux de solliciter Xavier Niel, Bernard Arnault, Patrick Drahi, ou la famille Dassault. Le gros chèque tombe et on passe à autre chose. Pour notre part, nous comptons des lecteurs généreux, mais aucun Xavier Niel de droite ne s’intéresse à Présent.

— Et la publicité ?

— Au départ les fondateurs, Jean Madiran en premier chef, en refusaient le principe. Il est vrai que le quotidien ne comptait que quatre pages, et qu’une publicité lisible aurait largement amputé la partie rédactionnelle. Aujourd’hui, de fait, la presse est gratuite, ou si peu chère que ses ventes représentent une fraction purement symbolique des recettes.

Prenez la presse papier de ce jour : vous trouvez des pages entières de publicité pour le label « viande rouge », pour le compte du ministère de la concurrence et de la répression des fraudes, pour l’ordre des experts-comptables, pour Armani ou le champagne Ruinart. Vous aurez déjà moins de chances de les voir dans Valeurs actuelles, car les sleeping giants veillent au grain, prêts à menacer d’un boycott mondial l’annonceur qui s’aventurerait à passer des publicités dans des médias non agréés. Alors ne parlons même pas de Présent.

Hier, nous ne voulions pas de publicité. Aujourd’hui, nous ne pouvons pas en avoir. C’est pourquoi, en cette fin d’année, même si nous travaillons à trouver de la publicité, vos dons (défiscalisables) sont plus que jamais essentiels à la poursuite de la parution du journal. •

Francis Bergeron

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