25e et dernier dimanche après la Pentecôte

« Mes frères, nous ne cessons pas de prier pour vous, et de demander à Dieu que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne de Dieu, lui plaisant en toutes choses, portant des fruits en toute sorte de bonnes œuvres, et croissant dans la connaissance de Dieu. »

L’Eglise, notre Mère, en reprenant les paroles de saint Paul, nous encourage à traverser les épreuves de cette vie en chrétiens, fils de Dieu et soldats de Jésus. Quelle douceur de retrouver le langage maternel, quand, aujourd’hui, autant d’évêques demandent à leur troupeau de se livrer aux mercenaires !

La paix sur terre n’a jamais existé. L’Eglise le sait, elle n’est pas naïve. Il y eut de nombreuses persécutions… la dernière est sournoise. L’Eglise n’est pas non plus visionnaire, nous emmenant dans les nuages du ciel. Elle nous dispose, par des prières et des supplications, à nous rendre dignes d’aller au-devant du Seigneur qui revient. C’est la préoccupation unique de l’Eglise, c’est celle qui dicte sa prudence : que ses fils soient trouvés dignes à l’instant de la rencontre avec le Christ. C’est cette prudence, bien autre que la prudence du siècle, qui distingue le vrai du mauvais pasteur. L’Eglise nous parle et nous supplie en mère soucieuse de son devoir. Le chrétien doit ressembler à un arbre chargé de fruits, s’armer dans la vie de patience et de persévérance, aspirer avec joie et reconnaissance au jour de la venue du Seigneur, et se battre. Se battre pour défendre la foi intégrale et la messe de toujours.

Alors, aujourd’hui, et malgré tout son sérieux, la pensée du jugement dernier ne doit pas nous effrayer. Nous sommes reconnaissants que Notre Père du ciel « nous ait rendus dignes de partager l’héritage de ses saints dans la lumière et de prendre place dans le royaume de son Fils bien-aimé ». Ce jour viendra où la foi fera place à la vision, où à l’espérance succédera la bienheureuse réalité, où l’amour s’épanouira dans une étreinte éternelle.

En attendant, « recherchez, nous dit encore saint Paul, les choses qui sont en haut, là où le Christ est assis à la droite de Dieu ». Qu’aucune épreuve ne vous abatte ; car « toute affliction du temps présent, si légère soit-elle, produit pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire ». •

Abbé V.B.

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