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Pourquoi il faut aider “Présent” : même “Le Canard” perd des plumes

Présent vient de créer l’APFL, ou Association pour la presse française libre, qui permettra de recueillir vos dons et de vous assurer la défiscalisation légale du don à hauteur de 66 %, dans la limite de 20 % de vos impôts. Voici pourquoi la presse écrite, et singulièrement Présent, a besoin de ce soutien.

Avec une belle honnêteté, Le Canard enchaîné a publié ses comptes 2019. Belle honnêteté en effet car, pour la première fois de son existence (plus de cent ans, tout de même !), il affiche des pertes. Certes ces pertes sont extraordinairement modestes (34 000 euros) au regard de son chiffre d’affaires et de son trésor de guerre, mais elles indiquent le sens de la pente ; et ses explications sont intéressantes car elles rejoignent ce que nous écrivons régulièrement ici même. Pour une fois, Présent et le volatile anarcho-gauchisant sont donc d’accord sur quelque chose ! Le bestiau hebdomadaire nous dit d’abord que la faillite de Presstalis lui coûte gros : 1,4 million au titre de 2019. Il évoque aussi la grève des transports de 2019 et les autres problèmes sociaux de l’an dernier (Gilets jaunes, etc.) qui ont généré une baisse de ses ventes de 5 % environ.

Pour 2020, il s’attend à des chiffres plus mauvais encore car ses créances sur Presstalis, aujourd’hui en faillite, monteront à 1,8 million. Qui plus est, Covid et grèves CGT, à la suite de la reprise par France Messagerie de la distribution des journaux, ont fait à nouveau chuter ses ventes au numéro.

Le palmipède annonce la création d’un site Internet propre, tout en expliquant à ses lecteurs que le numérique n’est pas la panacée car c’est surtout la publicité qui assure la viabilité de ces sites. Or ce sont les GAFAM qui raflent tout. Il évoque les chiffres mirifiques d’abonnés numériques du Figaro et du Monde, qui, néanmoins, ne s’y retrouvent pas financièrement.

Bien évidemment ni Le Figaro ni Le Monde, ni Le Canard ne nous feront pleurer sur leur sort – encore que Le Canard, s’il a un trésor de guerre, n’a pas de milliardaires parmi ses actionnaires.

Mais tout cela a pour but de vous rappeler que la presse est spécialement fragile en ce moment, que même Le Canard le constate, et qu’en cette fin d’année vos dons (défiscalisables) sont plus que jamais essentiels à la poursuite de notre aventure commune. •

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Commentaires

1 commentaire

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Dominique - 27 novembre 2020

Les GAFAM raflent une part importante de la "manne" des revenus des "chaines" lorsque les articles, les vidéos des journaux numériques passent par leurs canaux. C'est ce qu'il ne faut pas faire : il faut distribuer directement sur le réseau internet son propre site et y associer sa propre chaîne de vidéos.

Pour un média susceptible d'être censuré voire interdit par les GAFA, ne pas passer par eux est d'autant plus vital !

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