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Dimanche des Rameaux

Voici que nous commençons la grande et sainte semaine, voici que nous suivons le Roi des rois dans sa Passion. Certes nous l’accompagnons dans son entrée solennelle à Jérusalem, n’oublions pas que nous l’accompagnons depuis le mont des Oliviers jusque dans la Ville sainte où il va souffrir dans quelques jours.

Dans ce drame sacré, nous ne sommes pas seulement spectateurs. Considérons les personnages et les lieux. Le drame a trois actes qui se passent en trois lieux différents : le premier acte se passe au mont des Oliviers et c’est la bénédiction des palmes ; le deuxième se passe sur le chemin qui mène du mont des Oliviers aux portes de la ville de Jérusalem et c’est la procession des Rameaux : arrêtés devant la porte, c’est par la croix que nous entrons dans l’église ; le troisième se déroule dans la Ville sainte elle-même et c’est la messe dans l’église. Les personnages sont : le Christ, les disciples, les enfants. Nous devons nous représenter le Christ comme présent et le voir soit dans le symbole de la croix qui marche devant nous, soit dans la personne du prêtre. Les disciples, ce sont tous les fidèles. Aujourd’hui, les enfants jouent un rôle important ; ils représentent les enfants juifs qui criaient : Hosannah !

Dans les oraisons de bénédiction des rameaux, l’église nous explique le sens de ces branches d’arbre. Elles symbolisent le martyre du Christ, mais aussi celui des chrétiens. Le Seigneur va maintenant librement à la mort et nous le suivons en portant une palme à la main. En recevant les rameaux, nous sommes désormais capables de suivre le Roi des martyrs, Jésus-Christ, dans sa Passion. Elles sont aussi le souvenir de la colombe de l’arche qui apporta le rameau d’olivier comme signe de paix.

L’Eglise demande aussi que ces rameaux soient une bénédiction pour tous les fidèles. « Que, dans les maisons où ils seront placés, les habitants reçoivent ta bénédiction ; que ta main chasse toute puissance ennemie et protège les tiens. »

L’Eglise n’entend pas accomplir une vaine cérémonie en nous mettant une palme dans la main, pas plus qu’au jour de la Chandeleur quand elle nous remet un cierge. A la Chandeleur, nous nous sommes engagés à être des hommes de lumière ; aujourd’hui, nous promettons d’être des martyrs et des confesseurs de la foi. Comprenons-nous bien ce que cela veut dire : être martyrs du Christ ? Être martyrs, cela signifie rendre témoignage au Christ dans nos œuvres et dans notre vie, par la parole et la profession de foi, devrait-il nous en coûter la perte de nos biens, la perte de notre vie… Souvenons-nous en quand nous verrons ce rameau bénit dans notre chambre. •

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