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Climat de peur

La tyrannie écolo est en marche

La loi Climat et résilience est débattue à l’Assemblée nationale depuis le 29 mars. Une loi que défend mordicus Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique : « Cette loi, c’est une véritable bascule culturelle globale, qui fera de l’écologie une réalité du quotidien. » Celle-ci serait une incarnation d’une « écologie pratique et de bon sens » faite « de solutions simples ». Ça fait rêver. Si enthousiaste soit Mme le ministre, il semble qu’elle n’ait pas réussi à convaincre les écolos et les bobos de gauche, qui manifestaient dans la rue dimanche – d’après les organisateurs ils auraient été 110 000 à travers toute la France – et qui dénonçaient une loi pas assez ambitieuse. Que donne ce projet de loi dans les faits ? Beaucoup de blabla, quelques mesures louables, encore faut-il qu’elles soient appliquées, et des contraintes supplémentaires pour le Français moyen.

Ecologie déconnectée et punitive

« A partir de 2025, la moitié de la population ne pourra plus accéder à des centres-villes et verra changer sa vie très vite ! C’est du concret », a fanfaronné Mme le ministre, interrogée par plusieurs médias le 28 mars, annonçant la mise en place de zones dites à faible émission à grand renfort d’amendes et de radars. Plusieurs villes ont déjà essayé de chasser les voitures des centres. On pourrait citer l’exemple de Rouen avec ses voies de bus, son peu de places de parking et son centre piétonnisé, censée devenir plus humaine et vivable. Ça fait joli sur le papier mais très laid dans la réalité avec un alignement de commerces fermés n’ayant pas résisté à la désertion du centre-ville.

Parmi les mesures dont on cherche en vain l’utilité : l’obligation pour les cuisines collectives de proposer un menu végétarien tous les jours ; l’interdiction de la publicité pour les produits polluants (!) ; ou encore l’intensification de la propagande autour du développement durable dans les écoles, sorte de nouvelle morale verte républicaine. Nos enfants ne sauront plus compter mais pourront nous dire dans quelle poubelle nous devons mettre telle bouteille en plastique. C’est fantastique !

On pourrait se réjouir du fait que la loi s’attaque à l’artificialisation des sols, encore faut-il que les mesures soient appliquées. Cela fait des années que l’on en parle, pour un résultat nul : la consommation des espaces est repartie à la hausse depuis 2017.

Cerise sur le gâteau : le développement des énergies renouvelables. Le comble étant la prolifération de voitures électriques – bien plus polluantes que ne le prétendent les écolos – ou encore de l’éolien qui, en plus de défigurer nos paysages, souille nos sols et contribue massivement, lui aussi, à l’artificialisation de terrains agricoles.

Bref, cette loi fait beaucoup de bruit pour pas grand-chose si ce n’est une ingérence de plus en plus grande de l’Etat dans notre vie quotidienne. Le grand oublié de cette loi Climat, c’est l’homme. Comment imaginer un instant être en mesure de respecter notre environnement quand on se respecte si peu soi-même ? La loi de bioéthique, qui doit être débattue prochainement, l’illustre parfaitement. L’homme n’est plus qu’un matériau de laboratoire, utilisable à souhait ; la société, un vaste champ d’expérimentation où la cellule familiale est explosée pour se plier aux désirs de chacun, et où l’homme n’est plus qu’un être neutre, indéterminé, qui veut se recréer soi-même. L’humanité est en train de se transformer en un champ de ruines, incapable de prendre soin d’une création qu’on lui a confiée, et ce n’est pas une loi aussi bavarde qu’inutile qui changera les choses. •

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Commentaires

1 commentaire

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Roland Paingaud - 31 mars 2021

Dès que le monothéisme disparaît, l'animisme renaît de ses cendres.
Rien n'arrêtera plus dans le christianisme dégénéré de l'OUEST le culte de la Terre (donc du climat) qui est l'animisme des cultures scientifiques, l'animisme non plus des esprits, des totems, mais de la matière, des substances, comme la Terre.

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