Connexion
S'abonner

Mercredi saint

L’agonie au jardin des Oliviers : Jésus souffre dans sa passion les tourments que lui font les hommes ; mais, dans l’agonie, il souffre les tourments qu’il se donne à lui-même : turbare semetipsum. C’est un supplice d’une main non humaine, mais toute-puissante, et il faut être tout-puissant pour le soutenir. Jésus cherche quelque consolation au moins dans ses trois plus chers amis et ils dorment ; il les prie de le soutenir un peu avec lui, et ils le laissent avec une négligence entière, ayant si peu de compassion qu’elle ne pouvait seulement les empêcher de dormir un moment. Jésus est dans un jardin, non de délices comme le premier Adam où il se perdit et tout le genre humain, mais dans un de supplices, où il s’est sauvé et tout le genre humain. Il souffre cette peine et cet abandon dans l’horreur de la nuit. Jésus ne s’est jamais plaint que cette seule fois ; mais alors il se plaint comme s’il n’eût plus pu contenir sa douleur excessive : « Mon âme est triste jusqu’à la mort. » •

Partager cet article

Facebook Twitter Email

Articles liés

Commentaires

Aucun commentaire

Votre commentaire sera affiché une fois validé par le modérateur

Laisser un commentaire

Recevez un numéro gratuit

Vous souhaitez découvrir la version papier de Présent ?

Cliquez sur le bouton ci-dessous et recevez un numéro gratuit !