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De l’intérêt d’avoir – et de lire – Présent

Il y a quelques semaines, saluant Louis Aliot qui avait contrebattu l’imposture du 19 mars 1962 des gaullistes, des communistes, du FLN et de la FNACA dans sa ville de Perpignan, j’avais titré l’article : « De l’intérêt d’avoir des maires RN ».

Même démarche avec la défense et l’illustration de notre quotidien : « De l’intérêt d’avoir – et de lire – Présent. » Contre vents et marées, contre les méchants, les coups fourrés et les chausse-trappes, Présent existe depuis 40 ans. Ceux qui ne nous suivent pas depuis le début de cette aventure journalistique, sans doute unique dans l’histoire du journalisme, ne prennent pas forcément la mesure de ce miracle quotidien. Et pourtant… Depuis 1945, il n’y avait plus de quotidien de notre famille de pensée. Un quotidien national (national au sens politique du terme, pas au sens géographique : les journaux nationaux et les journaux régionaux).

Sans Présent, on aurait quoi ? Plus rien. Je sais bien qu’il y a quelques maluches qui suggéreront Le Figaro (le « journal maudit » comme disait Maurras). Au motif qu’on y trouve deux ou trois journalistes (genre Rioufol) qui servent de cautions de « droite » auprès des lecteurs par ailleurs nourris à la soupe tiédasse de la fausse droite.

J’exagère ? Eh bien, amusons-nous à regarder de près le numéro du Figaro du 22 mars dernier (choisi strictement au hasard). En une, ce titre : « L’UNEF, un syndicat étudiant à la dérive ». Vous parlez d’un scoop… Comme l’écrit Bernard Antony, exemples précis à l’appui, « l’UNEF, c’est 60 ans de dérives ! » Dans Le Figaro, plus de trois pages de clichés, de banalités et, pour couronner le tout, une interview de l’ancien dirigeant trotskiste Jean-Christophe Cambadélis. A savoir l’un des responsables – avec d’autres qui ont été aux affaires et y sont parfois encore – d’une UNEF tour à tour (et parfois concomitamment) stal, maoïste, trotskiste, aujourd’hui islamo-gauchiste… Cerise sur le gâteau, François-Xavier Bellamy, emblématique chiffe molle du genre qu’affectionne Le Figaro, pour donner sur le sujet un avis convenu et plat comme une limande.

D’où l’intérêt d’avoir – et de lire – Présent qui a consacré aux « dérives » de l’UNEF (qui ne sont pas des « dérives », mais le lisier même de son idéologie) des articles solidement étayés.

On me dira peut-être que je suis tombé sur un mauvais numéro. Soit. Alors j’en prends un autre (toujours au hasard). Celui du 18 mars dernier. Rayon politique, un grand titre sur cinq colonnes nous annonce : « Hidalgo franchit un cap en vue de 2022 ». Suit un article d’une demi-page. Et une demi-page encore pour le PS Loïc Chesnais-Girard, président de la région Bretagne, qui proclame : « Ma majorité va des communistes aux Marcheurs ». Ce qui ne fait pas bézef, mais bon… Acheter Le Figaro pour avoir des nouvelles d’Anne Hidalgo et de ce Chesnais-Girard (dont tout le monde se brosse), ça fait un peu cher, non ? Si vous y ajoutez une tribune de Luc Ferry, « LR, réveillez-vous ! », où ledit Ferry, qui est à l’intelligence ce que Hanouna est à l’élégance d’esprit, c’est l’overdose.

D’autant que sur le plan culturel, dans ce même numéro, on n’a rien à envier à Libération ou au Monde. On a ainsi droit à une interview de la romancière américaine de gauche Joyce Carol Oates qui trouve le moyen de taper sur Trump (faut peut-être lui dire qu’il n’est plus à la Maison-Blanche) ; à un entretien avec le chanteur has been Maxime Le Forestier (petit gauchard péteux que l’on faisait courir dans les années soixante) ; à une évocation de la Commune de Paris avec une interview de Pierre Nora ; à la recension d’un livre sur les « quatre sergents de La Rochelle », carbonari fanatiques qui complotaient contre la monarchie. Etc.

Bref, avec un journal de « droite » comme ça, on n’a pas besoin de journaux de gauche… Et donc ? De l’intérêt d’avoir – et de lire – Présent ! •

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Commentaires

1 commentaire

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SABARY Olivier Sabary - 5 avril 2021

Je m'abonnerai que lorsque Présent, qui a publié un feuilleton sur le terne Deschanel, publiera mon article sur le très grand homme d'Etat Philippe II Auguste, alors que Rivarol a commencé une série d'articles sur nos rois, dont 2 articles sur Philippe II Auguste, que si on me garantit que si mes n° sont perdus par la poste, que le secrétariat téléphonique ne m'engueulera pas si je réclame les N° perdus, s i Présent, quand mes livres seront édités, parle de mes livres, e t en bien.

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