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Persécution des chrétiens au Maroc

Les catholiques en appellent à Mohammed VI

Les « bonnes consciences » journalistiques et autres de notre pays, qui accusent les Français d’« islamophobie » et leur infligent des leçons de « tolérance » religieuse, feraient bien de poser un peu plus souvent leur regard sur l’autre rive de la Méditerranée, et notamment sur le royaume du Maroc, que les grands médias ont l’habitude de présenter comme un « havre de paix » pour les chrétiens. Une image largement démentie par les faits, comme l’a encore montré récemment l’appel lancé par l’Association des chrétiens du Maroc au roi Mohammed VI lui demandant d’autoriser enfin les catholiques à vivre pleinement leur foi.

Une christianophobie inscrite dans la Constitution

En cause notamment, la Constitution marocaine de 2011 qui, tout en reconnaissant la liberté de culte dans le royaume, n’admet cependant que l’existence de musulmans ou de juifs marocains. Plus forts encore : l’article 220 du Code pénal marocain, qui punit quiconque tente de convertir un musulman à une autre religion d’une peine pouvant aller jusqu’à trois ans de prison, et l’article 222 de la même loi, qui prévoit quant à lui des peines allant jusqu’à six mois de prison pour ceux qui rompent le jeûne publiquement pendant le Ramadan. Une législation qui, de fait, contraint les catholiques marocains à vivre leur foi dans la clandestinité. Faute de quoi ceux-ci s’exposent à de lourdes condamnations, voire plus grave encore. Réunis en association, des chrétiens marocains ont bien sollicité récemment la médiation auprès du gouvernement de l’ancien secrétaire général du Conseil national des droits de l’homme, Mohamed Sebbar, afin d’obtenir (entre autres) l’autorisation de donner des noms chrétiens à leurs enfants et de les enterrer dans des cimetières chrétiens, mais ils n’ont encore reçu à ce jour aucune réponse du gouvernement…

« La société nous déteste »

Notons que ce n’est pas la première fois, loin de là, que les chrétiens marocains tentent d’alerter l’opinion mondiale sur leur situation dramatique. En 2019 déjà, profitant de la visite officielle au Maroc du pape François, ceux-ci avaient en effet adressé une lettre au Saint-Père pour lui demander d’user de ses bons offices pour évoquer les « violations de la liberté religieuse » dont ils sont en permanence victimes. Dans cette lettre, ils accusaient notamment les autorités du pays « d’arrêter et de maltraiter » les Marocains convertis au christianisme « pour avoir proclamé leur religion ou avoir adhéré à des prières dans des églises secrètes ». Avant de conclure : « La société nous déteste et nous sommes menacés pour une simple raison : le fait de ne pas accepter un retour à l’islam. » Enfin, pour se faire encore une petite idée de la « tolérance musulmane » au Maroc, on rappellera que le pays, qui compte aujourd’hui entre 30 000 et 35 000 catholiques, en comptait dix fois plus avant son indépendance en 1956. Ou encore que, sur les quelque 200 églises qui existaient à l’époque de la colonisation française et espagnole, seules 44 subsistent encore aujourd’hui… •

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Commentaires

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Roland Paingaud - 5 avril 2021

Les catholiques de l'OUEST sont d'un interventionnisme vibrant pour les chrétiens d'ORIENT, mais n'ont pas le courage d'une FRANCE issue d'une communauté d'ethnies blanches chétiennes vers l'an 800, et parler de races blanches et noires leur est impossible par inhibitions blanches instillées par la communauté Soros élargie.

Ces mêmes catholiques dénoncent les bourreaux de chrétiens du jihadisme, lui-même implanté en FRANCE par l'immigration consacrée, mais s'il n'y a pas de réalités ethniques blanches, il n'y a pas de réalités ethniques françaises, donc pas d'immigration, et le jihadisme a raison de se déclarer persécuté en FRANCE.

Le remplacement du patrimoine charnel héréditaire par une "citoyenneté" qui relèverait purement de l'adhésion spirituelle est un écran de fumée qui n'a toujours aucune substance depuis sa promotion majeure en 1789, et dont seules les pétasses pullulantes des administrations ont plein la bouche, déjà bien remplie par le "vivre ensemble" .

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