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Canada : Captain America vs. Jordan Peterson

De notre correspondant au Québec. – L’américanisation de la culture fait en sorte que parmi les jeunes lecteurs, plusieurs sont probablement familiers avec l’univers de Marvel et de ses superhéros, certains bien connus comme Ironman, Thor et Spiderman et de nombreux autres qui le sont moins comme le Harfang. Dans cet univers parallèle, l’un des plus célèbres est sans contredit Captain America, qui depuis sa création en 1940 pourfend les ennemis de la Maison blanche; des super vilains aussi diaboliques que caricaturaux.

Mais surprise : dans le dernier en date, publié en anglais le 31 mars, on apprend qu’après avoir combattu les agents des Nazis, les terroristes intérieurs et les Soviétiques, voici que le superhéros américain combat l’auteur canadien Jordan Peterson.

Dans les faits, Peterson n’apparaît pas directement dans la dernière des bandes dessinées de Marvel. Toutefois, dans cet épisode scénarisé par l’auteur noir, tendance BLM, Ta-Nehisi Coates, le supervilain Red Skull en est directement inspiré. La haine de Captain America pour le vilain au crâne rouge remonte à 1941, alors que ce dernier était un agent d’Hitler. Les années ont passé et le vilain s’est adapté au goût du jour, suivant la doxa du moment. Il est désormais un « gourou » du web diffusant des vidéos en ligne qui ont pour effet d’encourager des jeunes hommes désœuvrés à rejoindre des gangs fascistes ou à commettre des actes terroristes.

Et Peterson dans tout ça?

Le personnage pourrait tirer son inspiration de n’importe qui, voire même être générique, mais les références sont trop flagrantes pour être le fruit de coïncidences. Ainsi Red Skull fait la promotion de ses « dix règles de vie », une évocation de l’ouvrage 12 Rules of Life qui a rendu Peterson célèbre. Puis, il emploie les concepts de « chaos et ordre », récurrents dans le best seller de Peterson. Réagissant dans le National Post, Peterson qualifia l’incident de « surréel ». Pour lui, aucune chance que ce soit une coïncidence; c’est une tentative de plus de le diaboliser et miner sa crédibilité.

Mais pourquoi s’attaque-t-on à Peterson, libéral plutôt libertarien? Parce qu’il rejette tout communautarisme et ne conçoit que le monde que comme un agglomérat d’individus qui doivent démontrer un sens des responsabilités. Voilà qui ne cadre pas avec le narratif racialiste en vogue, d’où sa désignation en tant qu’ennemi public…

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