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Présidentielles : J −365

Dans un an exactement, nous saurons qui est le nouveau président français. Les sondages et les analyses commencent à tomber, les candidats se déclarent ou se retirent, certains attendent des primaires, d’autres tentent d’y échapper. Le paysage politique se restructure progressivement sous nos yeux.

Les élections départementales et régionales de juin prochain constitueront un test grandeur nature, avant le long marathon de la présidentielle. Le résultat de ces élections des 20 et 27 juin, à J −300, positionnera en quelque sorte les candidats sur la ligne de départ. Mais sur la ligne de départ uniquement, car à l’arrivée, on le sait, les favoris ne sont pas forcément les gagnants. Juppé et Fillon en savent quelque chose.

Présent va vous raconter les élections présidentielles, clé de voûte de la Ve République, jour après jour, semaine après semaine. Notre grand reportage électoral se déroulera donc tout au long des 365 jours, et traitera les élections de juin prochain sous l’angle de leur impact possible sur le résultat des présidentielles.

Mais au fait, ces présidentielles constituent-elles vraiment une compétition majeure ? Certains de nos lecteurs en doutent, contestant la forme même du régime républicain, et à ce titre ils annoncent déjà qu’ils ne voteront pas. D’autres ne voient pas, parmi les noms avancés, un candidat suffisamment proche de leurs convictions. D’autres enfin estiment que même si Marine Le Pen était élue, elle ne pourrait pas vraiment appliquer son programme. Trump lui-même, président pendant quatre ans du pays le plus puissant de la planète, n’a pas pu faire face au front hostile dressé contre lui, qui allait de l’extrême gauche « antifa » aux milliardaires de la Silicon Valley. « Nous serons forcément déçus, nous disent ces lecteurs-là, Alors à quoi bon voter ? A quoi bon s’engager ? »

Président, ce n’est pas une fonction comme les autres

A Présent nous faisons nôtre la formule de Charles Maurras : « Tout désespoir en politique est une sottise absolue. » La ligne de votre quotidien, sur cette question, nous l’avons déjà exposée dans ces pages : Présent n’a pas d’ennemi à droite, même s’il peut avoir ses préférences. Nous sommes sans angélisme, mais sans sectarisme non plus, et libres de toute attache à l’égard de tel ou tel. Et nous souhaitons, à notre modeste place, travailler au bien public, qui passe par l’addition des talents, la complémentarité des œuvres.

Quant à la fonction de président de la République, ce n’est pas un mandat comme les autres. Chaque président a imprimé sa marque – bonne ou mauvaise – de façon durable. Comme chaque roi de France avait imprimé la sienne. C’est d’ailleurs en ce sens que l’élection présidentielle telle qu’elle a été conçue ressemble un peu à une monarchie, une monarchie en contrat à durée déterminée. C’est aussi pourquoi l’échéance d’avril 2022 mobilise autant les observateurs politiques.

Dans 365 jours, le score de chaque candidat sera examiné à la loupe et déterminera un rapport de force pour de longues années. Quant au président choisi, il orientera (ou cherchera à orienter), par sa seule présence à la tête du pays, par l’autorité de sa parole, l’état d’esprit du peuple français, et plus encore l’image de la France dans le monde.

Bonnet blanc et blanc bonnet

Il n’y aura pas de miracle, le 23 avril 2022, quel que soit l’élu. Mais ne nous y trompons pas : ce n’est pas bonnet blanc et blanc bonnet. C’est pourquoi Présent va se plonger au cœur de cette bataille, sur le créneau qui est le sien, le créneau de l’information. Quand les dés auront été jetés, et que les candidats auront été retenus, nous soutiendrons le plus proche ou le moins éloigné de nos valeurs, que l’on peut résumer par ces mots : identité française et européenne, identité chrétienne, souverainisme.

Tout cela, vous le savez déjà ou vous vous en doutiez. Mais il y a un autre volet à ce message, qui concerne tous ceux qui nous lisent, et qui se sentent partie prenante de l’aventure éditoriale de Présent : cette plongée au cœur de la campagne électorale, nous voulons la faire avec vous, et nous avons besoin de vous.

Oui nous avons besoin d’une mobilisation de nos lecteurs, dans le cadre de cette campagne, au-delà du réseau déjà efficace de nos correspondants habituels. Nous avons besoin des remontées d’informations. Nous voulons privilégier les engagements militants, de terrain, les initiatives locales. Nous voulons donner la parole à ceux qui, aux quatre coins du pays, et jusque dans nos DOM-TOM, sont engagés pour la France française. Nous voulons dresser leur portrait, raconter leurs interrogations, leurs espoirs, leurs difficultés, les raisons de leur engagement.

Nous allons aussi avoir besoin de votre soutien financier, car le système a parfaitement compris, à présent, qu’il ne peut plus gagner en se contentant de crier « au loup ! », mais qu’il faut faire taire les voix libres, en frappant à la caisse. La caisse, c’est le point vulnérable du camp de la liberté. Les rares médias non-conformistes (non-mainstream, selon le franglais d’aujourd’hui) en savent quelque chose. Un effort énorme est à accomplir, jusqu’au 23 avril 2022, pour accompagner celles et ceux qui se battent, en notre nom, en première ligne, sur le terrain politique, et qui portent haut et fort le drapeau de la résistance française. •

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