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Une Société Protectrice des Végétaux ? Elle est née !

Actuellement, tout tourne autour du « vert » à Lyon. Du coup, les bobos lyonnais dégainent des « Avengers » pour les plantes vertes. Après l’élection d’un maire Europe Ecologie Les Verts qui ne fait pas dans la dentelle, s’attachant plutôt à imposer ses dogmes idéologiques, ses menus sans viande et ses rues piétonnes à vocation forestière, une association de type plantes vertes vient de naitre : la Société Protectrice des Végétaux. Que veulent ses fondateurs ?

Avec la naissance de cette « SPV », ils reprennent les codes de la SPA en proposant une seconde famille aux plantes. Comme pour les animaux. L’électeur lyonnais écologiste pourra faire d’une pierre deux coups, aller chercher un lapin oublié à la SPA en même temps qu’un cactus abandonné à la SPV. Il y a aussi une notion de recyclage, de « récup », comme on le fait avec de vieux objets ou des livres. La SPV entend aussi lutter contre le gaspillage des végétaux. Ses fondateurs prônent de même les circuits courts en proposant une alternative aux achats de plantes liées à l’industrie de production étrangère.

L’association met clairement ses objectifs en avant : d’abord, faire reconnaitre les végétaux comme des êtres vivants, ayant des droits, en particulier celui à la « dignité de la vie ». Notons que les écologistes sont en même temps pour la prolongation des délais de l’avortement, quand il s’agit d’êtres humains. Ensuite ? Agir contre le « gaspillage » et la « maltraitance végétale ». La SPV promeut de plus la végétalisation de la ville sur la base de végétaux venus de la région. La solution au problème de l’urbanisation de Lyon passe, pour eux, par la végétalisation en masse du milieu urbain.
Concrètement ? Les membres de l’association récupèrent les invendus. Pour les particuliers il est possible de leur confier ses plantes, quand on ne peut vraiment plus s’empêcher de les abandonner. Après cette phase de « récup », rendez-vous à la « Brocplante » dans le 7e arrondissement de Lyon, où il est possible de donner ou récupérer les végétaux « abandonnés » ou « maltraités ». Il s’agit d’acheter ses plantes mais de façon « intelligente et responsable ». Les lyonnais peuvent aussi s’inscrire à des ateliers une fois par semaine, pour acquérir des compétences et des connaissances auprès de spécialistes et, enfin, entretenir correctement la « jungle urbaine ».

Des démarches sans doute louables dans le fond : circuits courts, lutte contre le gaspillage… Est-ce prioritaire, dans une métropole où l’insécurité règne et où les scènes de guérilla urbaine se multiplient ? Lyon n’est pas encore entièrement une jungle végétale mais la métropole est une jungle violente depuis longtemps.

Martin Bonifacio

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