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3e dimanche après la Pentecôte

« Réjouissez-vous avec moi car j’ai trouvé ma brebis qui était perdue. Je vous le dis, il y aura de même plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui fait pénitence, que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’ont pas besoin de pénitence. »

L’évangile d’aujourd’hui est extrait de celui de saint Luc, au chapitre XV. Notre-Seigneur s’adresse à son auditoire habituel de publicains et de pauvres pécheurs.

A la lecture, il nous paraît que le Cœur du Sauveur se plaît d’un tel auditoire ; il s’y retrouve comme dans son centre : il est le Cœur sacré, roi et centre de tous les cœurs. Ces hommes et ces femmes l’écoutent, captivés par ses paroles. Est-ce le son de sa voix ? Est-ce ce qu’il leur dit ? Notre-Seigneur dépasse les attentes. Egarées sans le savoir, ces âmes entendent les paroles de la vie éternelle. Et en répandant en ces malheureux l’humble confiance et la joie, Jésus leur donne ce qui fait le bonheur de son âme, en cet instant : elles étaient perdues, et voici qu’elles sont retrouvées.

Tandis qu’il leur raconte la parabole du Bon Pasteur qui va chercher la brebis égarée sur les monts, ou celle de la femme qui met sens dessus dessous sa maison pour chercher la petite pièce de monnaie perdue, Jésus accomplit au même instant et réellement ce qu’il dit : grâce à son discours, grâce à ses mots, tenus en plein air, aux carrefours des routes, il va à la recherche de l’âme du pécheur égaré et, par sa parole, il redonne la vie à ces âmes démantelées et dispersées.

Qui pourra dire la joie que le Christ éprouve de retrouver une âme et de lui redonner la vie ? Il y a plus de joie au ciel pour un pécheur qui fait pénitence que pour 99 justes… autant dire que personne ne peut dire quelle joie inonde Dieu pour une seule petite âme qui le retrouve. Et, pour compléter, Notre-Seigneur n’hésite pas à associer les anges dans le ciel à sa joie !

La miséricorde de Dieu, c’est l’amour divin à la recherche des pécheurs. On fait bien de dire que ces deux paraboles avec la troisième, celle de l’enfant prodigue, qui fait suite sont les paraboles des trois perdus et des trois retrouvés. Le pécheur, est perdu pour Dieu et pour lui-même… La fuite en avant de l’enfant prodigue est le symptôme de cet égarement : il compense la perte de la vie familiale. Mais, de retour à la maison du père, l’âme est retrouvée. Nous qui avons la chance d’aimer Dieu, nous avons été retrouvés par la miséricorde de Dieu.

Soyons maintenant apôtres de cette miséricorde : jusqu’à la fin des temps, le Bon Pasteur sera à la recherche, avec et par nous, de la brebis perdue. La joie de toute l’Eglise dépend de nous. •

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