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15e dimanche après la Pentecôte

« Voici qu’on emportait un mort, fils unique de sa mère, et celle-ci était veuve ; et il y avait avec elle beaucoup de personnes de la ville. Lorsque le Seigneur l’eut vue, touché de compassion pour elle, il lui dit : Ne pleure point. »

L’évangile de ce dimanche nous rappelle la résurrection du fils de la veuve de Naïm. Notre Seigneur était en chemin, une grande foule le suivait. Et voici que, s’approchant des portes de la ville, il croise un convoi funéraire.

Aucun hasard dans cette scène. Le Christ parcourt la terre et il signifie dans sa vie terrestre ce qu’il réalise dans nos âmes. Ce mort, c’est chacun d’entre nous. Cette femme qui pleure, c’est l’Eglise, notre mère : elle pleure un fils perdu. Cette mort, c’est le péché. Là, nous découvrons cette réalité : d’aucune manière, l’homme ne peut se relever du péché par lui-même. Le pécheur ne se convertit pas de lui-même. Sans le secours de la grâce, il est comme ce cadavre, porté en terre : son âme est morte.

Le péché dans une âme, c’est une souillure, une corruption et une dette. Une souillure parce que l’âme a perdu la beauté de la grâce. Une corruption parce que la volonté n’est plus soumise à Dieu : en refusant l’ordination vers Dieu, elle a perdu tout l’ordre de sa nature. Une dette de peine, enfin, car l’offensé est Dieu, juge des hommes, et qu’en péchant mortellement elle mérite la damnation éternelle.

Chacun de ces trois dommages ne peut être réparé que par Dieu et par sa grâce. Un homme racheté de sa faute, c’est la beauté de la grâce qui provient du resplendissement de la divine lumière dans son âme, comme une nouvelle illumination de Dieu. C’est aussi l’ordre de la nature, qui suppose la soumission de la volonté humaine à Dieu, rétabli par Dieu qui attire et réordonne à lui la volonté de l’homme. C’est enfin la dette de peine éternelle qui ne peut être remise que par Dieu, effacée.

« Jeune homme, je te l’ordonne, lève-toi. » C’est un ordre, c’est une nouvelle vie. Pour que l’homme se relève du péché, le secours de la grâce est incontournable à la fois sous forme de don habituel et sous forme de motion divine intérieure.

La première grâce que nous avons reçue est celle du baptême. Par elle nous avons été ressuscités à la vie divine. La grâce du baptême est la grande grâce de notre vie qu’il importe d’accroître toujours davantage, unis de mieux en mieux avec Notre Seigneur Jésus-Christ.

Si nous mettions vraiment notre bonheur, notre joie, notre consolation, notre richesse dans cette union avec Notre Seigneur Jésus-Christ que nous avons reçue au moment de notre baptême, il n’y aurait pas de problèmes pour nous. Les plus grandes épreuves seraient aussi les plus grandes joies, parce que nous serions unis à Notre Seigneur, source de sanctification et source de joie. •

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