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Saint Pontien, pape et martyr (235)

Pontien succéda en 230 au pape saint Urbain. Pontien continua avec succès le vaste plan du grand administrateur qu’avait été le pape Calliste. Le seul ennui sérieux était le schisme d’Hippolyte, ce prêtre qui, déçu par l’élection de Calliste en 217, s’était érigé en antipape. Le schisme se termina en 235, lorsque l’empereur Maximin rouvrit l’ère des persécutions. Voyant deux papes à Rome, il les condamna tous les deux à la déportation en Sardaigne. C’était la première fois qu’un pape se trouvait par la force éloigné de Rome. Pour que l’Eglise ne pâtît pas d’une absence qui en principe était définitive, Pontien résigna sa dignité, le 28 septembre 235 ; c’est la première des rares abdications papales. Mû par cet exemple, Hippolyte renonça et invita ses fidèles à rentrer dans l’Eglise. L’insalubrité de la Sardaigne et les privations hâtèrent la mort de Pontien. Fabien, son successeur, le fit revenir à Rome où il fut enseveli dans le cimetière des papes sur la voie Appienne. •

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