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Premier dimanche de l’Avent

Le mystère de l’autel est un mystère de Dieu… Introïbo ad altare Dei… Toutes les messes, jusqu’à cette regrettable réforme liturgique, commençaient par ces paroles : « Je monterai à l’autel de Dieu, je m’approcherai de Dieu, la joie de ma jeunesse. »

La disparition de l’autel tourné vers Dieu au profit de la table au centre de la communauté ecclésiale a changé le culte de sens : autrefois tourné vers Dieu, il est tourné vers l’assemblée. Avec cette révolution, c’est le sens de la religion et de la vertu chrétienne qui a été dénaturé.

Comment pourrait-on dire aujourd’hui : je monterai à l’autel de Dieu, je m’approcherai de Dieu, la joie de ma jeunesse ? La nouvelle messe a de fait pris un coup de vieux. Et comment pourrions-nous dire, avec le même sens, la même intention et la même intensité, ce que nous fait dire aujourd’hui l’introït de la messe ? « Vers vous l’élan de mon âme, ô mon Dieu ! En vous ma confiance : que je n’aie pas à en rougir et que mes ennemis ne puissent pas se moquer de moi car ceux qui comptent sur votre venue ne seront pas déçus. »

Le mystère de l’autel est le mystère de Dieu. L’autel antique, tourné vers le Père, est l’autel de Dieu, c’est là qu’on trouve Dieu, source de la vie et toute jeunesse. Là est le lieu de la présence, là seulement s’accomplit la rencontre avec l’Eternel.

S’il y a un mystère et une mystique de l’autel, ce ne peut être qu’un aspect du mystère de Dieu, et de cette vie mystique par laquelle tout chrétien s’unit à Dieu dans la foi aux saints sacrements et particulièrement à la messe et à l’Eucharistie. C’est par l’autel que tous viennent de Dieu, c’est par l’autel que nous rendons grâce à Dieu.

C’est le sacrifice qui fait exister l’autel. L’autel parfait est celui où se renouvelle le sacrifice parfait du Christ, le seul digne de Dieu : « … le Fils de Dieu, entrant dans le monde, dit : Vous n’avez point voulu d’hostie, ni d’oblation ; mais vous m’avez formé un corps. »

Seule victime digne du Père, unique sacrifice qui répond à la justice divine, le Christ est à la fois Sacrifice, Hostie, et Autel de Dieu. Sur lui sont nos péchés, en lui l’humanité s’offre et s’immole à Dieu et peut être acceptée de Dieu.

La belle vertu d’espérance qui nous fait espérer en la grâce qui rend agréable à Dieu pour maintenant, et en le bonheur éternel quand Dieu voudra, se fonde sur le roc de nos autels. Sur nos autels, nous possédons dès maintenant ce que nous espérons.

Une âme, une église, une religion qui perd le contact avec son autel s’étiole, vieillit et meurt. « Je monterai à l’autel de Dieu, je m’approcherai de Dieu, la joie de ma jeunesse. » En ce premier dimanche de l’année liturgique, que le Bon Dieu bénisse tous nos désirs et qu’il les réalise, pour que dans quelques jours nous découvrions avec une joie renouvelée l’enfant Dieu avec sa très sainte Mère. •

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