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Et la presse communiste, comment fait-elle ?

Alors même qu’en termes sondagiers et électoraux – voire militants – l’extrême gauche purement politique est en voie de rétrécissement constant, sa survie médiatique reste un mystère. Comment fait-elle ? « Ne devriez-vous pas vous en inspirer ? », nous soufflent quelques lecteurs passionnés de presse.

Pour savoir le secret de leur maintien dans un univers politique, intellectuel, culturel, de plus en plus réfractaire aux thèmes marxistes-léninistes, dans leur version stalinienne comme sous leur forme trotskiste, il suffit de lire cette presse.

Prenez Politis, par exemple. C’est un hebdomadaire qui se définit comme « rose-rouge-vert ». Tout un programme ! Créé à peu près au moment du lancement de Présent, il a été sauvé du désastre, à plusieurs reprises, par la générosité du seul Pierre Bergé (fortune estimée à 180 millions d’euros à sa mort). Depuis sa disparition, les temps sont plus durs, et cet hebdomadaire a disparu des kiosques en juin dernier, à l’exception de ses hors-séries et de ses numéros spéciaux d’été et de fin d’année. Politis souffre donc visiblement des mêmes maux que l’ensemble de la presse écrite dite d’opinion, et il est contraint d’y apporter désormais le même type de réponse. Ce qui s’ajoute à la désertification propre au camp qu’il défend.

Mais quand Politis lance une souscription financière, pour se substituer en quelque sorte à Pierre Bergé, il met la barre à 500 000 euros, et il parvient apparemment à la couvrir ! Etonnant, non ?

Prenez L’Humanité. Le quotidien stalinien vient de changer de directeur. Il est à présent piloté par un sénateur bolchevique dénommé Fabien Gay, dont le communisme est le gagne-pain depuis toujours : il n’a jamais fait autre chose qu’être permanent du parti.

Dans L’Humanité Dimanche du 18 novembre, il nous donne la recette qui permet au quotidien communiste (l’un des derniers, peut-être même le dernier en Europe) de survivre sans lecteurs :

  1. – Les abandons de créances. Périodiquement l’URSSAF, les caisses de retraite, le fisc, les imprimeurs renoncent à réclamer à L’Huma l’argent que leur doit le titre. Ce fut encore le cas en 2020. Epatant, non ? Les abandons de créances constituent « une part essentielle » de son « résultat d’exploitation » (sic), selon les aveux du sénateur communiste.

Pour sa part Présent, au cours de sa très longue histoire, n’a jamais connu d’abandons de créances. Nul doute qu’un impayé se traduirait immédiatement par une saisine du tribunal de commerce, quitte à provoquer une liquidation du titre.

  1. – Les aides légales les plus élevées de toute la presse française, rapportées au nombre d’exemplaires diffusés.

Pour sa part Présent reçoit les aides légales les plus faibles de toute la presse quotidienne et périodiquement nous en sommes privés sous les prétextes les plus fallacieux. Nous sommes actuellement devant le tribunal administratif pour tenter d’obtenir les aides légales de 2019 qui nous ont été refusées pour un prétexte tiré par les cheveux. Nous y reviendrons.

  1. – Mais aussi les dons des adeptes de L’Humanité: « Nous nous fixions l’objectif de lever 500 000 euros au cours cette année 2021. Celui-ci est atteint », triomphe L’Humanité.

Quand nous voyons les sacrifices consentis par certains de nos lecteurs pour couvrir notre propre souscription à hauteur de 80 000 euros, les chiffres de L’Huma nous laissent rêveurs. L’Huma serait-il devenu le porte-parole de « la classe des nantis », pour utiliser les mots du PC et des chrétiens progressistes ?

Mais ce constat ne doit pas nous décourager. Présent en a vu d’autres, et l’important est d’abord le retour d’un puissant mouvement patriotique et identitaire. Le dévouement des bénévoles qui s’activent pour le journal et pour ses initiatives, le soutien constamment réaffirmé de ses lecteurs, l’engagement de son équipe sont des atouts exceptionnels que nous envient ceux du camp d’en face. Mais cela passe par votre soutien financier – par l’abonnement, et au-delà, pour ceux qui le peuvent. Cette souscription 2021, à hauteur de 80 000 euros, nous devons pouvoir la boucler dans les jours qui viennent. Ce sera votre réponse à la question que nous nous posons chaque année à pareille époque, et ceci depuis quarante ans : continuons-nous l’aventure ? •

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