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Deuxième dimanche de l’Avent

« Mes frères, tout ce qui a été écrit avant nous l’a été pour notre instruction, afin que, par la patience et la consolation que donnent les Ecritures, nous possédions l’espérance », nous dit saint Paul dans l’épître de la messe de ce deuxième dimanche de l’Avent.

A grands traits, saint Paul retrace la mission du Rédempteur : il renversera le mur de division entre la race d’Abraham selon la chair et le reste de l’humanité, pour en former une seule famille, l’Eglise.

Jésus est bien en vérité la fleur qui s’épanouit sur la tige de Jessé, selon la promesse faite par Dieu aux patriarches ; mais en même temps, il est le monarque universel, au nom de qui les nations doivent être bénies, selon le pacte jadis conclu avec Abraham qui, par sa foi, est devenu le père de tous les croyants.

Ayez donc patience, chrétiens ; croissez dans l’espérance ; et vous goûterez le Dieu de paix qui va venir en vous. Mais soyez unis de cœur les uns aux autres ; car c’est la marque des enfants de Dieu.

Le Prophète nous annonce que le Messie fera habiter ensemble le loup et l’agneau ; et voici que l’Apôtre nous le montre réunissant dans une même famille le Juif et le Gentil.

Gloire à ce souverain Roi, puissant rejeton de la tige de Jessé, et qui nous commande d’espérer en lui ! Voici que l’Eglise nous avertit encore qu’il va paraître en Jérusalem : « C’est de Sion que va briller l’éclat de sa beauté : il va paraître au grand jour, notre Dieu. »

Venez donc, ô Messie, rétablir l’harmonie primitive ; mais daignez vous souvenir que c’est surtout dans le cœur de l’homme que cette harmonie a été brisée ; venez guérir ce cœur, posséder cette Jérusalem, indigne objet de votre prédilection. Assez longtemps elle a été captive en Babylone ; ramenez-la de la terre étrangère. Rebâtissez son temple ; et que la gloire de ce second temple soit plus grande que celle du premier, par l’honneur que vous lui ferez de l’habiter, non plus en figure, mais en personne. L’Ange l’a dit à Marie : Le Seigneur Dieu donnera à votre fils le trône de David son père ; et il régnera dans la maison de Jacob à jamais, et son règne n’aura point de fin. Que pouvons-nous faire, ô Jésus ! si ce n’est de dire, comme Jean le bien-aimé, à la fin de sa Prophétie : Amen ! Ainsi soit-il ! Venez, Seigneur Jésus ! •

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