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Les affinités électives

Marine Le Pen était au sommet conservateur de Varsovie, Éric Zemmour à Villepinte a donné le coup d’envoi de sa campagne. Que le camp national ait deux candidats pour défendre ses idées est le signe d’une vitalité qui devrait le conduire à la victoire. Ou à la défaite en cas d’une rivalité mal maîtrisée.


Premier vrai meeting de campagne

Opération réussie pour Éric Zemmour

Les grands médias et autres suppôts du système n’auront bien évidemment retenu de ce dimanche que les prétendues « violences » dont auraient été « victimes » les gauchistes venus exclusivement pour « faire taire Zemmour ». Pourtant, en réussissant à rassembler comme il l’a fait « près de 15 000 » personnes lors de son premier vrai meeting de campagne à Villepinte, malgré les appels à la violence lancés par les gauches et malgré l’accès peu commode au parc des expositions, l’ancien journaliste, devenu candidat à la présidentielle pour son nouveau parti baptisé « Reconquête », a clairement réussi sa démonstration de force.

« La reconquête est désormais lancée »

Prenant la parole en fin d’après-midi devant un immense drapeau français portant la devise de son parti, « Impossible n’est pas français », et en présence de plusieurs personnalités ayant rallié sa candidature (dont Jean-Frédéric Poisson, Christine Boutin, Laurence Trochu, Karim Ouchikh, ou encore Jacline Mouraud, une figure des « gilets jaunes »), Zemmour, après avoir rappelé les deux « craintes » qui « hantent les Français », « celle du grand déclassement […] et celle du grand remplacement », a alors présenté les grandes lignes de son programme de campagne. Outre une série de mesures destinées à redresser notre économie nationale (baisse des impôts et des charges, réindustrialisation…), le candidat a notamment insisté sur sa volonté de mettre fin au droit du sol, de « renvoyer tous les clandestins présents illégalement » en France, d’« expulser immédiatement les délinquants étrangers », ou encore de « déchoir les criminels binationaux de leur nationalité française ». Après quoi, Zemmour s’est exclamé : « La reconquête est désormais lancée. La reconquête de notre économie, la reconquête de notre sécurité, la reconquête de notre identité, la reconquête de notre souveraineté » !

Blessé par un individu infiltré

Un programme qui choque évidemment les grands médias de l’établissement qui, après avoir traîné Zemmour dans la boue depuis des mois, se plaignent maintenant d’avoir été chahutés par son public dimanche. Parmi ceux-ci, les journalistes de « Quotidien », sur TMC, venus effectuer un « reportage » à charge, et qui se sont fait copieusement huer par les participants. Peut-être se demandent-ils aujourd’hui pourquoi, mais pas nous : il suffisait de voir lundi matin leur une présenter comme des « victimes » les casseurs de SOS Racisme venus semer le trouble à l’intérieur de la salle de meeting et expulsés par le service d’ordre pour comprendre. Au passage, d’ailleurs, on notera qu’aucun d’eux n’a bien sûr dénoncé les véritables appels au meurtre lancés « contre la droite et l’extrême droite » par Jean-Luc Mélenchon, qui tenait le jour même un meeting de campagne à la Défense (pas plus de 3 000 personnes…) Plus fort encore : alors qu’un homme infiltré dimanche dans le public de Zemmour l’agrippait violemment au cou pour l’agresser, lui occasionnant neuf jours d’ITT, BFMTV osait présenter l’individu interpellé comme… un militant débordant d’enthousiasme ! •

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