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Indignité nationale

C’est une véritable passe d’armes qui a eu lieu à l’Assemblée nationale. On se rappelle la séance interrompue en raison de l’absence des députés LREM qui avait donné à Jean Castex l’occasion de rouspéter contre des députés qui selon lui s’adonnaient à de la basse politique politicienne tandis que le gouvernement s’engageait dans une course mortelle contre la montre. La ficelle est grosse mais qu’importe. Cette nuit, ce furent les mots du chef de l’Etat dans une interview donnée au Parisien qui ralluma l’incendie.

Quand Macron veut « emmerder » les non vaccinés…

Des propos et un ton insultants pour nos millions de compatriotes qui, pour avoir refusé de se soumettre à la dictature sanitaire et à la vaccination forcée, n’en restent pas moins des Français à part entière ! Ces déclarations lamentables n’ont d’ailleurs pas tardé à susciter la colère des réseaux sociaux. Au point que, dans l’après-midi, le hashtag #boycottLeclerc s’était hissé en tête des tendances, avec plus de 40 000 tweets ! On observera toutefois que Michel-Edouard Leclerc ne faisait, au fond, que reprendre le ton de Macron lui-même. En effet, interviewé mardi par Le Parisien, celui qui a encore le toupet de se présenter comme le « président de la République française » n’osait-il pas déclarer, tel un vulgaire charretier : « les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout, c’est ça la stratégie » ? Indignes d’un chef de l’Etat, en raison bien sûr de leur grossièreté, mais plus encore parce qu’ils jettent l’anathème sur une partie du peuple français qui ne le mérite nullement, ces propos ont eux aussi, et fort justement, immédiatement suscité un scandale au sein de la classe politique française qui, pour partie, a condamné avec force cette ignoble sortie de Macron. A commencer par Marine Le Pen qui, jugeant celui-ci « indigne de sa fonction », a dénoncé très justement ce « garant de l’unité de la nation (qui) s’obstine à la diviser et assume vouloir faire des non vaccinés des citoyens de seconde zone ». Autre problème dans l’interview : le fait d’assumer que selon lui, les non vaccinés sont des irresponsables et que « un irresponsable n’est plus vraiment un citoyen ». Des mots d’une rare violence qu’il aura été incapable d’employer contre les terroristes et autres criminels. Rappelons-le une nouvelle fois, être non vacciné n’est pas encore illégal. Ces gens que Macron insulte n’ont rien commis d’illégal, ils ne sont coupables de rien d’autre que de n’avoir pas confiance dans la parole politique d’un Véran ou d’un Castex. Comment leur donner tort ? A croire que Macron a oublié qu’il était le président de tous les Français, on peine à concevoir que cette parole est une erreur, tout porte à croire qu’il savait précisément ce qu’il disait en tenant de tels propos, reste à savoir si son calcul est bon, à première vue c’est le genre de phrase qui peut détruire une candidature. Hollande a bien été incapable de se représenter car un « Président ne devrait pas dire ça ». Bis repetita ?

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