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Darmanin force la main

Darmanin, ado vexé ou petit dictateur ?

Nouvelle dérive dictatoriale de la part de Gérald Darmanin. A la télévision, le ministre de l’Intérieur a accusé l’opposition au passe vaccinal d’avoir « un comportement factieux », quelques jours après l’avoir accusé de nazisme, et ce sans la moindre preuve.

Gérald Darmanin persiste et signe. Jeudi sur le plateau de France Info, le ministre de l’Intérieur a été interrogé par la journaliste Salhia Brakhlia – dont il faut saluer l’intégrité dans cette histoire – au sujet de son erreur manifeste d’interprétation suite à la manifestation anti-passe vaccinal du 15 janvier dernier.

Le lendemain du rassemblement, sur les réseaux sociaux, il avait en effet diffusé une image en prétendant qu’elle « choque beaucoup », ajoutant qu’il avait demandé à la préfecture de police d’effectuer un signalement à la Justice. Le cliché, tiré d’une vidéo du cortège organisé par Les Patriotes de Florian Philippot, montrait la foule les bras en l’air, ce qui, aux yeux du ministre, constituait une gestuelle nazie. Rien que ça !

Très vite, les internautes ont retrouvé la vidéo d’où provenait la capture d’écran mise en évidence par Gérald Darmanin, vidéo qui montrait clairement que les manifestants ne faisaient pas de « salut nazi » mais… qu’ils frappaient dans leurs mains, en criant « liberté » !

Sur France Info donc, au lieu de faire amende honorable et de reconnaître son erreur, le ministre de l’Intérieur a nié être allé trop vite, développant même son accusation en expliquant que « c’est de manière assez détournée désormais qu’on essaie d’avoir des comportements que l’on peut qualifier de factieux ». Pour justifier cette explication à la fois grave et absurde, il a précisé que le meneur des Zouaves, groupe récemment dissous et accusé d’être « d’extrême droite », se trouvait dans le cortège alors qu’il avait l’interdiction de participer à une manifestation. Le jeune homme, nouveau bouc émissaire d’un gouvernement aux abois, a d’ailleurs été interpellé jeudi matin et incarcéré jeudi soir, quelques heures après l’intervention télévisée décriée du ministre.

Cette sortie médiatique est loin d’être anecdotique. A l’heure où le passe vaccinal interpelle – à juste titre ! – sur les dérives autoritaires du pouvoir, le fait de jeter l’opprobre sur l’opposition en la qualifiant de « nazie » et de « factieuse » donne à Gérald Darmanin des allures de petit dictateur voire de despote en puissance. Mentir pour discréditer un adversaire politique devient la norme, comme en Chine communiste ! Toutefois, le comportement du ministre ressemble également à celui d’un adolescent pris sur le fait, vexé et menteur. Une attitude lui faisant perdre le peu de crédit qui lui restait. Cette séquence montrant Gérald Darmanin en flagrant délit de mensonge a fait le tour du web, de nombreux internautes dénonçant ses manipulations.

Avec philosophie et résignation, Florian Philippot, indirectement accusé dans cette affaire, a dressé le cruel bilan du pouvoir : « Entre Blanquer festoyant à Ibiza, Darmanin qui pense que taper des mains c’est faire un salut nazi, Véran et Castex qui lèvent les restrictions tout en faisant le passe vaccinal, Macron qui se ridiculise au Parlement européen, la Macronie finit en gag sordide ! ». Un gag qui ne fait rire personne, toutefois ! •

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